À Chambéry, les jardiniers du dimanche se passent déjà de pesticides

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Au jardin ouvrier des Charmilles, sur les hauteurs de Chambéry, l'utilisation de produits chimiques est bannie. Pour le plus grand bonheur des jardiniers du dimanche. 

REPORTAGE

Alors que le gouvernement prévoit de supprimer le glyphosate en 2021, les particuliers, eux, n'auront plus le droit d'utiliser ce genre de pesticides dès l'année prochaine. Mais les jardiniers du dimanche font déjà la chasse aux produits chimiques. C'est le cas dans le jardin ouvrier des Charmilles, sur les hauteurs de Chambéry, en Savoie.

Produits chimiques bannis. Ici, une dizaine de particuliers louent à l'année des parcelles à la mairie et depuis quatre ans, tous les produits chimiques, dont le glyphosate, sont bannis. Jean, le doyen du jardin, veille à la bonne application du règlement : "Il y a toujours quelques uns qui se cachent pour [répandre des produits chimiques]", concède-t-il. "Mais on les surveille, car ce n'est pas normal qu'ils aient de si beaux légumes par rapport à nous", sourit-il. "Je n'en ai jamais utilisé, ça coûte cher".

Le Roundup ? "C'est du poison !". Pour Jacqueline, dont la parcelle regorge de fruits, de légumes et de fleurs, il est facile de se passer de glyphosate. "À l'automne il faut mettre du fumier !", lance-t-elle. "C'est un engrais naturel comme tous les paysans faisaient il y a quelques années", rappelle-t-elle. Et au printemps, c'est le purin de consoude, de tanaisie et d'ortie que Jacqueline fabrique. "J'ai de superbes pieds de tomates avec deux arrosages de purin de consoude, ils sont vraiment magnifiques !", commente Jacqueline, pas peu fière de dire "non" au Roundup. "C'est du poison !", dénonce-t-elle. Pour elle, comme pour ces autres jardiniers amateurs, l'interdiction définitive du glyphosate est une évidence.