Les Foyers de charité dévoilent les "gestes déplacés" d'un de leurs prêtres, mort en 2004

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Les Foyers de charité dévoilent les "gestes déplacés" d'un de leurs prêtres, mort en 2004
"L'enjeu de cette démarche, c'est de permettre à des personnes de parler", a expliqué Honorine Grasset, porte-parole des Foyers de charité.@ CLAUDIO REYES / AFP
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Une communauté catholique de prêtres et de laïcs a demandé pardon vendredi aux femmes victimes de "gestes déplacés" et de "comportements inappropriés" de la part de l'un de leurs prêtres mort en 2004.

Les Foyers de charité, communauté catholique de prêtres et de laïcs, ont dévoilé vendredi les "gestes déplacés" et "comportements inappropriés" qu'un de leurs prêtres, mort en 2004, a eus à l'égard de femmes, dans un texte publié sur leur site Internet.

Des "gestes déplacés". "Plusieurs témoignages ont été portés à ma connaissance et font état de gestes déplacés et de comportements inappropriés que le père André-Marie van der Borght a eus à l'égard de femmes", écrit le père Moïse Ndione, père modérateur de l'Oeuvre des Foyers de Charité. Après l'avoir fondé en 1966, le père André-Marie van der Borght a dirigé le foyer de Tressaint, lieu de retraite spirituelle dans les Côtes-d'Armor, jusqu'en 2003. Il est mort en 2004. Le père André-Marie van der Borght était "une grande figure" de cette oeuvre fondée en 1936 par Marthe Robin, selon le quotidien La Croix

"Pardon pour ces actes". Bien "qu'une action en justice ne soit plus possible, il me semble essentiel de vous partager cette information pour permettre à des femmes qui auraient été blessées par ces attitudes et qui n'auraient jamais osé en parler, d'être entendues et reconnues si elles le souhaitent", ajoute le père Moïse Ndione dans ce message aux "membres et amis" des Foyers. "Ces gestes sont inacceptables de la part d'un prêtre", insiste-t-il, en demandant "pardon pour ces actes qui ont trahi la confiance qui était faite à un prêtre".

Pas de plaintes du vivant du prêtre mais "des rumeurs". "L'enjeu de cette démarche, c'est de permettre à des personnes de parler", a expliqué Honorine Grasset, porte-parole des Foyers de charité. "À notre connaissance, il n'y a pas eu de plaintes" de son vivant, a-t-elle expliqué. "Mais des gens étaient mal à l'aise et ne voulaient plus être en contact avec lui. Il y avait des rumeurs." "Pendant longtemps, on n'a pas su entendre ou voir ce qui nous paraît aujourd'hui inacceptable", a-t-elle reconnu.

Plusieurs témoignages concordants. Les foyers ont reçu deux témoignages écrits ces derniers mois, qui ont été ensuite confirmés par des témoignages oraux. D'autres témoignages sont parvenus vendredi, après la mise en ligne du message. "Dans les témoignages qu'on a reçus jusqu'à présent, il ne s'agit ni de pédophilie, ni de viol et il n'y a pas de violence", a précisé la porte-parole. Cependant, "si le cas se présentait aujourd'hui, le père modérateur déposerait immédiatement un signalement au procureur de la République", a-t-elle ajouté.