Les Femen demandent la libération de Jacqueline Sauvage

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Les Femen demandent la libération de Jacqueline Sauvage
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FEMEN - Les Femen sont allées devant la prison où est détenue Jaqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre de son mari violent.

Sept militantes Femen sont venues réclamer la libération de Jacqueline Sauvage, vendredi, devant le centre pénitentiaire de Saran dans le Loiret où cette femme purge actuellement une peine de dix ans de réclusion pour le meurtre de son mari violent. Torses nus, slogans peints sur la poitrine : les sept femmes ont commencé à creuser un trou devant la prison symbolisant un tunnel "pour son évasion", a expliqué l'une des membres du groupe.

"Libérez Jacqueline". Au cri de "Libérez Jacqueline" et "le système matraque, les femmes contre-attaquent", les militantes ont poursuivi leur manifestation pendant trois minutes devant les journalistes, avant de quitter les lieux. La police est arrivée une dizaine de minutes plus tard. Les jeunes femmes ont fait l'objet d'un simple contrôle d'identité lors d'un point-presse improvisé à quelques centaines de mètres de la prison.

10 ans de prison. La cour d'assises du Loir-et-Cher a confirmé le 3 décembre dernier en appel la condamnation à dix ans de réclusion de Jacqueline Sauvage, 66 ans, reconnue coupable d'avoir tué son mari en 2012, après plusieurs années d'enfer conjugal fait de coups et d'abus sexuels sur elle et ses enfants. Le 10 septembre 2012, elle avait tué son mari de trois coups de fusils dans le dos.

Pas de légitime défense. "La légitime défense n'est absolument pas soutenable. Aux violences de son mari, elle aurait dû répondre par un acte proportionné, immédiat et nécessaire. Face à un coup de poing qui se solde par trois jours d'ITT, elle tire trois balles", avait dénoncé l'avocat général. L'avocate de Jacqueline Sauvage avait au contraire demandé aux jurés de "prendre la mesure des conséquences irréversibles des violences faites aux femmes" et de repousser les limites de la légitime défense appliquée aux situations de violences conjugales" en prononçant la relaxe de l'accusée.