Les deux "ripoux" restent en liberté

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Les deux "ripoux" restent en liberté
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VIDEO - Les deux fonctionnaires en civil, qui se sont servis dans une boutique à Paris, ont été mis en examen.

La caméra de surveillance a enregistré toute la scène, qui s’est déroulée vendredi dernier dans une boutique de cartes téléphoniques, rue Louis Blanc, dans le 10e arrondissement de Paris. Deux policiers en civil se sont livrés à des vols, notamment de l'argent, comme on peut le voir sur les images de la vidéo surveillance qu’Europe 1 a pu se procurer en exclusivité.

Regardez des extraits de la scène :

A 20h00, deux policiers en civil poussent la porte de la boutique, bonnets sur la tête. L’un enfile son brassard de police et montre aux vendeurs son arme accrochée à sa ceinture. L’autre montre sa carte, puis effectue un contrôle de papiers.

Les policiers demandent ensuite aux employés de baisser le rideau de la boutique, le temps du contrôle. Peu après, l’un des fonctionnaires ouvre un tiroir, se sert à plusieurs reprises et emporte le tout dans un sac. Les vendeurs réalisent ce qui est en train de se passer mais ne parviennent pas à bloquer les deux policiers qui sortent de la boutique.

La suite de la scène se déroule sur le trottoir : les employés rattrapent l’un des fonctionnaires et appellent la police. Quand celle-ci arrive, le fonctionnaire montre sa carte et prétend avoir été agressé pendant un contrôle. Tout le monde est alors embarqué au commissariat.

"Les 'vrais policiers' se sentaient mal" quand ils sont arrivés sur place, raconte un témoin de la scène :

Dès samedi, l’IGS, l'Inspection générale des services, avait été saisie. Les deux policiers ont été suspendus mardi, au lendemain de leur mise en examen pour "vol aggravé par leur qualité de dépositaire de l'autorité publique". Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction de se rendre à leur travail et de porter une arme.

Mais le parquet a fait appel, mardi soir, de leur remise en liberté. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris décidera de leur sort.

Les deux fonctionnaires, dont un brigadier-chef, âgés d'une trentaine d'années font partie de la Direction du Renseignement de la Préfecture de police, ex-12e section des RG en charge de l'immigration irrégulière.