Les agriculteurs bretons promettent un mercredi noir

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Les agriculteurs bretons promettent un mercredi noir
Les agriculteurs ont érigé des barrages sur la RN12, qu'ils avaient déjà bloquée la semaine dernière.@ THOMAS BREGARDIS / AFP
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Ils prévoient de multiplier les barrages sur les routes de l'Ouest, à la veille d'une table ronde à la préfecture de région, à Rennes.

Il n'y a pas que les taxis qui manifestent. La mobilisation des agriculteurs monte encore d'un cran mercredi, à la veille d'une table ronde prévue jeudi à la préfecture de région, à Rennes. En colère, ils annoncent un mercredi noir sur les routes de l'Ouest, avec de très nombreux barrages.

La RN 12 bloquée dans les deux sens. A Plounévez-Moëdec, le premier barrage a été installé à 6h du matin, avec une quarantaine de tracteurs, chargés à bloc de détritus en tous genres. Ce convoi a pris d'assaut la RN 12 dans les deux sens. Et les éleveurs sont de plus en plus remontés. "Ce ne sont pas des sous qu'on veut. Juste du prix. Que tout le monde ici puisse vivre correctement", réclame Pascal, producteur de porcs, au micro d'Europe 1.

Entendu sur Europe 1
Ce ne sont pas des sous qu'on veut. Juste du prix

"S'il faut monter à Rungis, on est capables d'y aller". "Il faut qu'une côtelette de cochon coûte 3 centimes de plus. C'est-à-dire 30 centimes de plus la barquette de dix. La ménagère ne va pas s'apercevoir qu'elle a payé 30 centimes plus cher, et nous on vit correctement. Ce n'est plus possible, les gens ne peuvent même plus se tirer un salaire. Les factures arrivent tout le temps. S'il faut qu'on monte à Rungis bloquer tout le marché national, on est capable d'y aller", confie-t-il, déterminé.

Une mobilisation quasiment inédite. Près d'une trentaine de blocages routiers sont prévus sur tous les grands axes bretons, mais aussi en Normandie et dans les Pays de la Loire. Une mobilisation quasiment inédite, à la hauteur de la déception face aux mesures gouvernementales. Les mesures conjoncturelles de soutien seront augmentées de 125 millions d'euros, a annoncé le ministre de l'Agriculture mardi. "Une rustine", disent les agriculteurs.