Le policier, mis en examen dans une enquête terroriste, ne présente "aucun signe de dangerosité", selon son avocat

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Le policier, mis en examen dans une enquête terroriste, ne présente "aucun signe de dangerosité", selon son avocat
@ FRED TANNEAU / AFP
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Le gardien de la paix soupçonné d'avoir soutenu son frère impliqué dans une filière djihadiste ne présente "aucun signe de dangerosité" selon son avocat. 

Europe 1 révélait qu'un policier a été mis en examen pour les délits d'association de malfaiteurs et d'escroquerie en lien avec une entreprise terroriste et placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de porter une arme. Soupçonné d'être partisan de l'Etat Islamique et d'avoir soutenu son frère, lui-même impliqué dans une filière djihadiste, le gardien de la paix ne présente "aucun signe de dangerosité" qui justifierait son incarcération, a assuré dimanche à l'AFP son avocat. Son arrestation a eu lieu le 27 juin à quelques mètres à peine du commissariat du Kremlin-Bicêtre, alors que le policier venait de prendre son service. 

Soupçonné de financement du terrorisme. Le parquet a fait appel et demandé son placement en détention provisoire "au vu des éléments qui ne laissent guère de doute sur l'adhésion du fonctionnaire de police aux thèses de l'EI", d'après une source proche de l'enquête. Le fonctionnaire de police, qui a fait l'objet d'une suspension administrative, est aussi soupçonné d'avoir aidé son frère, placé depuis un an en détention provisoire pour avoir entretenu des liens avec des jihadistes français en zone irako-syrienne et pour financement du terrorisme. Le policier est aussi suspecté d'avoir consulté des fichiers de police sans lien avec son poste d'agent à la brigade accidents et délits routiers et d'avoir utilisé de faux papiers pour tenter de récupérer des colis. 

Pas une menace pour son avocat. "Les enquêteurs disposaient dès le mois de juin 2016 des principaux éléments qui ont justifié la mise en examen vendredi de mon client. Le fait qu'il n'ait pas été inquiété plus tôt démontre qu'il ne présentait pas une menace et que son implication dans le dossier est limitée", a affirmé à l'AFP son avocat Me Gabriel Dumenil.  "Aucun élément de la procédure ne permet sérieusement d'affirmer qu'il serait à l'heure actuelle acquis aux thèses de l'islam radical. Il ne faut pas faire de ce dossier ce qu'il n'est pas", a-t-il ajouté.