Le parquet requiert la perpétuité contre l'"étrangleur" de Strasbourg

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Le parquet requiert la perpétuité contre l'"étrangleur" de Strasbourg
@ DAMIEN MEYER / AFP
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Nicolas Charbonnier est accusé d'avoir tué une adolescente de 17 ans et tenté d'en étrangler une autre. 

La réclusion criminelle à perpétuité a été requise mercredi contre Nicolas Charbonnier, dit "l'étrangleur", accusé d'avoir tué par strangulation une adolescente de 17 ans et violé et tenté de tuer une fillette de 10 ans, toutes deux surprises dans leur sommeil en 1986 à Strasbourg.

Il a "nié" ses victimes. "Le temps a beau avoir passé, il ne rend pas moins aiguë la souffrance" des victimes et de leurs familles, a dit l'avocat général Laurent Guy, en s'adressant aux jurés de la cour d'assises du Bas-Rhin. L'accusé, âgé de 53 ans, "doit affronter son passé, ce passé qui est encore le présent des victimes". Avec un "égoïsme sans borne", il a "nié totalement ses deux victimes", a martelé le représentant du parquet.

Interpellé en 2013. Nicolas Charbonnier avait été interpellé en janvier 2013 à Bordeaux, où il vivait depuis les années 1990. Devant les policiers, l'ancien militaire a reconnu avoir étranglé avec une cordelette, puis violé la petite Marion V., 10 ans, qu'il avait surprise chez elle dans son sommeil, dans la nuit du 21 au 22 janvier 1986 à Strasbourg. L'agresseur avait quitté les lieux en abandonnant l'enfant inanimée. Mais celle-ci a survécu.

Une sœur tuée, l'autre a pris la fuite. L'autre crime reproché à l'accusé remonte au 17 mars 1986. Ce soir-là, un mystérieux agresseur s'était introduit dans un appartement strasbourgeois où vivaient deux sœurs étudiantes, de 17 et 18 ans. Il avait surpris d'abord dans son sommeil et tué par strangulation la plus jeune, Martine R., puis tentait de tuer sa sœur aînée, Patricia. Mais celle-ci avait crié et il avait pris la fuite.