Le moral des instituteurs repart (un peu) à la hausse

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Le moral des instituteurs repart (un peu) à la hausse
Les professeurs des écoles sont "fiers d'exercer ce métier" à 80%. @ AFP
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UN PETIT SOURIRE - Selon un sondage, les professeurs des écoles sont 80% à être "fiers d'exercer ce métier". 

Comment va l'instituteur de votre enfant ? Cette personne, qui passe en moyenne six heures par jour avec votre petite tête blonde, a-t-elle le moral ? Selon une grande enquête Harris Interactive commandée par le SNUIpp, le principal syndicat d'enseignants du primaire, les instituteurs vont mieux. Même s'ils regrettent toujours d'être mal payés

Moins stressés et plus heureux. Selon cette enquête, les professeurs des écoles sont "fiers d'exercer ce métier" à 80%. Après la période très délicate de la mise en place des rythmes scolaires, les instits remontent doucement la pente. Si on compare au précédent sondage, les enseignants du primaire se disent plus motivés, moins stressés, moins impuissants, plus heureux et moins en colère.

Entendu sur Europe 1
Je suis super fier d'entendre ce genre de phrases.
 

"On a bien fait de se lever le matin". On a demandé à des instituteurs pourquoi ils sont fiers d'exercer leur profession. Eléonore, maîtresse de CP dans une école difficile à Paris, raconte sa dernière expérience. "On a lu La chèvre de Monsieur Seguin et sans même que j'intervienne, à la fin de l'histoire, deux élèves ont commencé à avoir un débat. L'un dit : 'mais pourquoi tu nous as lu ça, maîtresse ? C'est hyper triste parce que la chèvre meurt, elle se fait dévorer par le loup'. Tout de suite, un autre élève lui a répondu : 'tu te rends pas compte, c'est triste mais c'est très beau parce que la chèvre, elle préfère mourir dévorée par le loup plutôt que de rester enfermée toute sa vie dans son enclos'. Je suis super fière d'entendre ce genre de phrases. On se dit qu'on a bien fait de se lever et de venir travailler le matin".

Toujours un problème avec la hiérarchie. Si on schématise, les professeurs des écoles sont satisfaits de tout ce qui est lié aux élèves et à leurs collègues. Mais pour ce qui touche à la hiérarchie ou au ministère de l'Education nationale, ce n'est pas vraiment la même satisfaction. Les instituteurs ont tous le sentiment d'être mal payés. Pire, ils ont l'impression d'une sorte de gâchis, d'être un vivier de professeurs motivés que la hiérarchie ne sait pas valoriser…