Le "lance-patates" d'un ado affole la police

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Le "lance-patates" d'un ado affole la police
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Un lycéen dijonnais voulait juste s'amuser, il s'est vu accuser de terrorisme par la police.

Un jeu d'ado qui tourne mal et finit au commissariat. Jérémy, un jeune Dijonnais de 16 ans, avait fabriqué un "patator"... un "lance-patates" artisanal, et montré ses exploits de lanceur de tubercule sur internet. La police, qui est aussi branchée sur le web, l'a convoqué et interrogé.

"J'ai été interrogé le 14 octobre pendant une heure et demie par trois policiers. On m'a dit que l'utilisation et la divulgation (sur internet, ndlr) d'un 'patator' étaient interdites, et on m'a parlé de 'terrorisme', je ne comprenais pas", raconte l'adolescent, confirmant une information du quotidien régional Le bien public.

Regardez la vidéo du "Patator" :

"On m'a posé des tas de questions sur les deux vidéos que j'ai mises en ligne sur YouTube: celle où on me voit essayant mon 'patator' dans le jardin et une autre", dans laquelle il est question d'une mini-fusée propulsée par un mélange de "bicarbonate de soude et de vinaigre", ajoute Jérémy, élève en 1ère scientifique dans un lycée dijonnais. "On m'a dit que je pouvais fabriquer une bombe avec ce mélange, c'est absurde !", affirme le lycéen, qui a toutefois conservé son "patator".

Regardez la vidéo de la fusée :

Le jeune homme explique "avoir confectionné avec (son) père" ce lance-patates, une sorte de bazooka artisanal fait de deux bouts de tuyau dans lequel est introduit un produit inflammable déclenché avec un allume-gaz et qui permet d'expulser violemment à plusieurs mètres des pommes de terre ou tout autre objet.

"Pour nous, cette affaire est réglée, nous avons simplement voulu vérifier si cet engin était dangereux ou pas", s'est défendu mercredi un porte-parole de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP). La "procédure" a toutefois été transmise au parquet de Dijon, qui décidera de donner suite ou non à cette affaire.