Le Cern relance sa "machine à Big Bang"

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Le Cern relance sa "machine à Big Bang"
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Le plus grand accélérateur de particules du monde a été remis en route vendredi après quatorze mois d'arrêt dû à une panne.

Nouveau départ pour le grand collisionneur de Hadrons à Genève (LHC). Après une fermeture de quatorze mois après une panne sévère, il a été relancé vendredi soir. Des particules ont commencé à circuler à nouveau dans le LHC du Centre européen de recherche nucléaire (Cern) qui n'a fonctionné jusqu'ici que quelques heures après sa mise en route en septembre 2008.

Vers 16h, le Cern, qui est basé à Genève, avait remis en marche le LHC en procédant aux premiers essais d'injections de particules de protons. Il avait prévu de faire circuler samedi matin un faisceau de particules pendant quelques minutes. Les premiers essais d'injections de particules étant concluants, le Cern a décidé d'avancer la circulation du faisceau. "Nous avons encore du chemin à parcourir pour pouvoir commencer à faire de la physique, mais ce démarrage est un grand pas en avant", indique le Cern.

Le LHC, un joyau scientifique de plusieurs milliards d'euros, doit permettre des progrès dans la connaissance de la composition de la matière et de l'univers. L'instrument avait été victime de deux pannes successives quelques jours à peine après son lancement en grande pompe le 10 septembre 2008.

Le premier incident était survenu moins de 48 heures après le démarrage de de l'instrument de physique d'une précision inégalée qui a coûté plus de 3,76 milliards d'euros. Le second incident, le 19 septembre, avait été jugé sérieux cette fois car provoqué par un défaut sur un des aimants supraconducteurs chargés de guider les particules dans les 27 km du circuit de l'accélérateur enfoui à 100 mètres sous terre de part et d'autre de la frontière franco-suisse, près de Genève.

Depuis, le Cern s'ingénie à réparer les dégâts, installant même de nouveaux systèmes de sécurité le long de l'anneau dont la construction a nécessité plus de douze ans, mobilisant plus de 7.000 physiciens.