Le bracelet électronique n'empêche pas de braquer

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Le bracelet électronique n'empêche pas de braquer
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Le débat sur le bracelet électronique pourrait être relancé après le braquage d'un bar-tabac par un homme en liberté conditionnelle.

Trois braqueurs ont été arrêtés et placés en garde à vue après l'attaque d'un bar-tabac à Montpellier lundi soir. Parmi eux, deux récidivistes dont un homme de 36 ans qui bénéficiait d'une mesure de liberté conditionnelle et portait un bracelet électronique. Il aurait bénéficié d'un très court créneau horaire où il avait la possibilité de sortir de son domicile.

Encagoulés et armés, les trois braqueurs ont menacé les clients du bar-tabac, s'emparant des portefeuilles et des téléphones portables. Ils ont également fait main basse sur le tiroir-caisse, les tickets de jeu à gratter et une trentaine de cartouches de cigarettes pour un butin avoisinant les 3.000 euros. Ils ont été interpellés après une course-poursuite mouvementée.

Cette affaire pourrait relancer le débat sur les bracelets électroniques. L'homme en liberté conditionnelle finissait de purger une peine de cinq ans de prison pour onze attaques à main armée commises en 2003, alors qu'il bénéficiait déjà à l'époque d'une mesure de liberté conditionnelle.

Le sujet est d'autant plus sensible que le projet de loi pénitentiaire, adopté cet hiver par le Sénat, doit venir devant les députés à partir du 14 septembre. Parmi les enjeux principaux : trouver des moyens de lutter contre la surpopulation carcérale. Le secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, a assuré mardi matin que les "réponses alternatives" à l'incarcération avaient progressé ces dernières années, notamment le bracelet électronique.