"Le bore-out est souvent lié à une mauvaise mobilité professionnelle"

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Le directeur du cabinet Technologica Jean-Claude Delgènes a expliqué, lundi sur Europe 1, que le bore-out résultait souvent d'une mauvaise anticipation de la mobilité d'un salarié.

Une entreprise peut elle être condamnée pour "ennui au travail" ? Lundi s'ouvre aux prud'hommes le premier procès pour bore-out, l'inverse du burn-out, porté par un salarié ayant "pleuré énormément" au travail et expliquant avoir été "détruit" par son emploi. Invité de la Matinale de Thomas Sotto lundi, Jean-Claude Delgènes, fondateur et directeur général du cabinet Technologia a expliqué que le bore-out faisait souvent suite "à une mauvaise anticipation d'une mobilité".

"Plusieurs mois sans rien avoir à faire". Lorsqu'un salarié présent à l'international rentre en France et que son retour a été mal anticipé, "le salarié peut se retrouver pendant plusieurs mois sans rien avoir à faire", a expliqué le fondateur de Techologia. "On va vous occuper par de petites tâches, mais quand vous rentrez de l'international et que vous n'avez plus rien à faire, il est très difficile d'attendre que le téléphone sonne", a-t-il poursuivi. "Le bore-out découle souvent d'une mauvaise mobilité, mal anticipée, mal préparée".

Interrogé sur la possibilité pour les salariés de quitter leur entreprise, Jean-Claude Delgènes a expliqué que "la problématique aujourd'hui, avec l'ennui au travail, est que les gens ont peur de quitter leur emploi pour aller vers autre chose". En cause, le taux de chômage très important et le manque de visibilité sur le marché du travail.