L'Assemblée nationale vote l'amorce du rapprochement entre le prix du gazole et de l'essence

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L'Assemblée nationale vote l'amorce du rapprochement entre le prix du gazole et de l'essence
@ JOEL SAGET / AFP
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Les députés ont voté dans la nuit de jeudi à vendredi le rapprochement des prix, voulu par le gouvernement.

L'Assemblée nationale a voté, dans la nuit de jeudi à vendredi, l'amorce du rapprochement entre prix du gazole et de l'essence annoncé par le gouvernement, en prévoyant dès 2016 une taxation de l'essence réduite d'un centime par litre et celle du gazole augmentée d'autant. 

Baisse de l'essence, augmentation du gazole. Voté peu avant la suspension des débats sur le projet de budget de l'Etat, qui reprendront vendredi autour de la taxe sur les transactions financières, un amendement du gouvernement prévoit d'abaisser de 1 euros par hectolitre le tarif de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, anciennement TIPP) applicable en 2016 aux essences et d'augmenter de 1 euro par hectolitre le tarif applicable au gazole.

Supprimer l'avantage fiscal du gazole. Le gouvernement a en effet décidé mercredi de commencer dès l'an prochain à supprimer l'avantage fiscal dont bénéficie le gazole par rapport à l'essence, en plein scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen qui a jeté l'opprobre sur le carburant préféré des Français. Une "avancée très forte" et le résultat d'un "combat de plusieurs années" que les députés écologistes ont salué une nouvelle fois lors du vote de l'amendement, par la voix d'Eric Alauzet et de Denis Baupin. Matignon a annoncé mercredi soir "le principe d'un rapprochement en 5 ans entre le prix du gazole et celui de l'essence", comme l'avait prôné la semaine dernière la ministre de l'Ecologie et de l'Energie Ségolène Royal, pour mettre fin à la "diésélisation massive" du parc automobile français.

Le gazole majoritaire mais en recul. Actuellement, le gazole représente environ 80% des volumes de carburants écoulés dans l'Hexagone et 55,7% des achats de voitures neuves particulières. Cette dernière proportion est toutefois en recul depuis quelques années, sur fond de débat récurrent quant à la nocivité de ses émissions et de durcissement des normes.