Landes : 31 parents d'élèves condamnés pour dénonciation calomnieuse d'un enseignant

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Landes : 31 parents d'élèves condamnés pour dénonciation calomnieuse d'un enseignant
Image d'illustration.@ AFP
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Les parents d'élèves s'étaient plaints d'un professeur de sport de 59 ans pour des violences et vexations qu'auraient subies leurs enfants.

31 parents d'élèves, sur les 36 poursuivis devant le Tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan pour dénonciation calomnieuse à l'encontre d'un enseignant du collège de Biscarrosse, dans les Landes, ont été condamnés mardi à des amendes de 1.000 euros avec sursis. Les cinq autres parents ont été relaxés et un euro symbolique de dommages et intérêts a été réclamé pour chacun des autres personnels visés par des dénonciations calomnieuses, ont indiqué plusieurs avocats à l'issue du jugement.

Un professeur de sport dans le viseur. L'affaire avait démarré en 2013 par un courrier de plainte à l'Éducation nationale, mais aussi des plaintes en gendarmerie, émanant d'un collectif de parents, qui visaient en particulier ce professeur de sport de 59 ans pour des violences et vexations qu'auraient subies leurs enfants, mais également quelques autres enseignants et encadrants du collège. Les enquêtes, interne comme pénale, avaient abouti au classement sans suite du dossier, mais le Parquet s'était retourné contre les parents, engageant alors des poursuites sur fond de dissensions et de vengeance entre enseignants.

Le professeur "a été détruit psychiquement". Les juges ont repris les réquisitions que le Procureur avait formulées le 1er mars lors du procès. "C'est une très bonne chose, M. Claude Monferran, qui a été détruit psychiquement, est très content que ces parents qui ont mené une campagne écœurante aient été déclarés comme des menteurs calomniateurs", a réagi l'avocate Laure Darzacq, qui défendait le professeur de sport. Sur sa demande, une expertise psychologique a par ailleurs été ordonnée par le tribunal pour évaluer le préjudice psychologique de Claude Monferran et peut-être obtenir une indemnisation de la part des parents. La décision sur les dommages-intérêts civils a été renvoyée au 5 septembre.

Corinne Capdeville, avocate de plusieurs parents, s'est dite "déçue" du jugement, estimant qu'il avait été "exagéré de poursuivre certains d'entre eux". Les avocats de la défense devaient se réunir pour décider d'un éventuel appel.