Lait : une réunion de sortie de crise prévue jeudi

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Lait : une réunion de sortie de crise prévue jeudi
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Les blocages de laiteries entamés dimanche soir par des agriculteurs en colère contre la baisse du prix du lait ont été progressivement levés lundi soir dans le grand Ouest après l'annonce d'une réunion de l'interprofession jeudi. Quelque 12.000 producteurs de lait bloquaient les accès de 92 laiteries lundi.

Les blocages se lèvent peu à peu. Lundi soir, les laiteries n'étaient plus bloquées dans la Mayenne, l'Ille-et-Vilaine, les Côtes d'Armor, le Maine-et-Loire, le Morbihan et l'Orne. La fin d'un mouvement qui a mobilisé quelque 12.000 producteurs de lait en colère, qui ont bloqué lundi 92 laiteries pour protester contre l'effondrement des prix du lait et faire pression sur les ministres européens de l'Agriculture, réunis à Bruxelles.

Les producteurs, industriels et coopératives vont se réunir jeudi à Paris afin de trouver des solutions permettant de sortir de la crise laitière, a annoncé lundi l'interprofession du secteur. Un responsable de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) a fait savoir lundi que la base de la discussion serait "un minimum de 305 euros les 1.000 litres" alors que les prix tournent actuellement autour de 210 euros.

Des coopératives ou sites de grands groupes agroalimentaires ont été bloqués lundi, notamment dans l'Ouest, dans le Calvados (Elle-et-Vire à Vire ou encore Lactalis à Lisieux), mais aussi dans le Morbihan (sites Lactalis et Entremont), dans la Sarthe (Bel et Candia), dans l'Orne, l'Ille-et-Vilaine, le Finistère, en Vendée (coopératives Ucal à Belleville et Usval à Mareuil) et même en PACA.

Des grandes surfaces ont également été la cible des éleveurs, comme à Loudéac, dans les Côtes d'Armor, où une soixantaine d'éleveurs laitiers ont rempli plusieurs chariots de produits laitiers dans différentes enseignes de la ville, avant de les distribuer aux passants ou aux automobilistes.

A Berlin, environ 6.000 agriculteurs se sont réunis en milieu de journée, à l'appel de la confédération nationale du secteur, pour exprimer leur inquiétude concernant la baisse des prix. En Espagne, la grogne monte aussi, visant notamment les importations de lait étranger, français en particulier, accusées de tirer les tarifs des producteurs nationaux vers le bas. A Bruxelles, environ 900 agriculteurs, selon la police, venus principalement d'Allemagne, de France et de Belgique, ont manifesté pour demander l'intervention des pouvoirs publics afin de faire remonter les prix du lait.