Lâcher d'ours dans les Pyrénées : certains élus font la grimace

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La préfecture des Pyrénées-Atlantiques espère réintroduire deux ourses d'ici à l'automne. La plupart des vingt communes concernées dans les vallées d'Ossau et d'Aspe ont déjà fait savoir qu'elles ne voulaient pas de ces lâchers. 

Lundi, la préfecture des Pyrénées Atlantiques a lancé une consultation publique sur la réintroduction de deux ourses d'ici à l'automne. Une opération voulue par Nicolas Hulot dans cette partie du massif des Pyrénées où subsistent seulement deux mâles. Mais sur place, certains élus font la grimace.

Certains élus et agriculteurs n'en veulent pas. La plupart des vingt communes listées par l'Office national de la faune sauvage (ONFS) dans les vallées d'Ossau et d'Aspe ont déjà fait savoir plus ou moins officiellement qu'elles ne voulaient pas de ces deux femelles. "Lorsqu'il y a du bétail, lorsqu'il y a une activité pastorale, c'est incompatible. Il y a des journées de travail qui avoisinent les 14 heures à la montagne, si en plus on doit surveiller les animaux des prédateurs et passer des nuits blanches derrière, ce n'est pas la peine", estime Stéphane Courtier, éleveur de brebis aux Eaux-Bonnes.

"Ça réveille les passions". A Cette-Eygun, plus à l'ouest, Jean Gastou, le maire, est l'un des seuls pro-ours de la vallée. "L'ours fait toujours partie du paysage, et l'emblème de la vallée d'Asp est l'ourson. Moi, je me suis positionné pour l'intérêt des éleveurs, pour qu'on leur apporte une aide complémentaire dans les zones à ours. Ça réveille des passions, c'est ça qui est dommageable". Si elle est réalisée, l'opération devrait coûter plus de 110.000 euros entre le piégeage, la fabrication des cages ou le transport.