La somnolence, toujours première cause de mortalité sur l'autoroute

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La somnolence, toujours première cause de mortalité sur l'autoroute
@ PASCAL GUYOT / AFP
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La vitesse excessive, elle, est une cause de mortalité en recul grâce notamment à l'installation de radars automatiques. 

La somnolence reste la principale cause de mortalité sur autoroutes. C'est le constat fait par le bilan annuel de l'Association françaises des sociétés d'autoroutes (AFSA) publié samedi. Elle a été à l'origine de près d'un tiers (29%) des accidents mortels ces cinq dernières années. Pour rappel, le bilan de la sécurité routière depuis janvier 2015 n'est pas bon avec, au premier semestre, quatre mois de hausse consécutive du nombre de morts sur les routes de France. 

Deux fois moins de morts sur les autoroutes depuis 2000. Malgré la vitesse élevée que les véhicules y pratique, les autoroutes demeurent les voies de transport routier les plus sûres, avec seulement 4% des accidents mortels enregistrés en France en 2014. Au total, 142 personnes ont trouvé la mort dans 123 accidents l'année dernière, soit 16% de moins qu'en 2013. Depuis 2000, le nombre de tués sur autoroutes a été divisé par plus de deux (-54%).

Somnolence aux aurores et à l'heure de la sieste. Dans ce macabre décompte, la somnolence au volant ressort comme le danger majeur. La tranche horaire du petit matin (de 5 heures à 8 heures) et celle de l'après-midi (de 14 heures à 17 heures) concentrent la moitié des accidents liés à ce phénomène (49%). Les jeunes sont particulièrement touchés puisque lors de ces accidents, 52% des conducteurs ont moins de 35 ans. D'une manière plus large, la baisse de l'attention a été à l'origine de 41% des accidents mortels, malgré une baisse régulière d'environ 5% par an depuis 2010.

Les dépassements de vitesse en recul. Grâce notamment à l'instauration des radars automatiques au début des années 2000, la vitesse excessive est en net recul. À l'origine de 31% des accidents mortels en 1999 et de 16% entre 2010 et 2014, elle n'était mise en cause que dans 14,6% des cas en 2014. La drogue, l'alcool ou les médicaments ont, eux, provoqué un accident mortel sur cinq (20%) ces cinq dernières années.

Les accidents mortels sur autoroutes impliquent très majoritairement des véhicules légers (70%), qui constituent 86% du trafic. Les véhicules lourds sont présents dans 25% d'entre eux et les deux roues motorisés dans 5%. 

Samedi, le jour le plus dangereux. Les mois d'avril et septembre sont les plus meurtriers. Entre 2010 et 2014, 10,3% des accidents mortels ont eu lieu durant chacun de ses deux mois, qui ne représentent que 8,3% du trafic chacun. Le samedi est le jour le plus dangereux en raison notamment des excès qui peuvent accompagner le début du week-end (alcool, drogue...). Les taux d'occupation des véhicules est aussi plus importants ce jour-là. Si la majorité des accidents ont lieu de jour (54%), le risque est quatre fois plus élevé la nuit, où se produisent 46% des accidents pour seulement 10% du trafic autoroutier.


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