La semaine de quatre jours fait toujours débat

  • A
  • A
La semaine de quatre jours fait toujours débat
Partagez sur :

Les parents se sont habitués à ce système dont une étude vient pourtant de pointer les inconvénients pour les enfants.

Les parents se sont habitués à la semaine de quatre jours. Et, bien qu’un rapport réalisé par des inspecteurs de l'éducation nationale ait montré que les enfants étaient plus fatigués, et que les professeurs peinaient à boucler les programmes depuis la suppression de la classe le samedi matin, ils n’ont pas vraiment envie qu’on y touche.

Quand on leur demande s’ils seraient favorables à des semaines un peu moins chargées avec des cours le mercredi matin, la réponse est plutôt négative. Un sondage Ipsos, commandé par le ministère de l'Education nationale, révèle que 58 % des parents sont satisfaits du système actuel.

Pourtant, la FCPE, une fédération de parents d’élèves, milite depuis des mois pour le retour de la semaine de quatre jours et demi. Pour son président, Jean-Jacques Hazan, il faut juste expliquer aux adultes que c’est pour le bien-être des enfants : "Si les chronobiologistes et chronopsychologues, depuis plus de vingt ans, ont expliqué qu’il fallait baisser le nombre d’heures de classe et étaler ça sur plus de journées, c’est pour une raison. Il faut que les parents comprennent pourquoi ce n’est pas bon pour leurs enfants ni pour la réussite scolaire."

"Des villes ont décidé de revenir à la semaine de 4 jours et demi", rappelle le ministre de l’Education nationale sur Europe 1 vendredi. Luc Chatel précise que ce sont les conseils d’écoles qui choisissent d’organiser la semaine en quatre jours ou en quatre jours et demi, depuis la suppression de l’école le samedi matin. Et 95 % d’entre eux ont préféré ne pas avoir classe le mercredi. "Je suis très attaché à la liberté de la communauté éducative sur le terrain", a ajouté le ministre. Il ne souhaite donc pas se positionner.

Europe1.fr avec Noémie Schulz

> Chatel : des écoles ont abandonné la semaine de 4 jours

> Jean-Jacques Hazan milite pour la semaine de 4 jours et demi