La notion du temps s'apprend entre six et huit ans

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La notion du temps s'apprend entre six et huit ans
@ JEFF PACHOUD / AFP
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L'heure qu'il est, le jour de la semaine, l'ordre des saisons… ces notions s'acquièrent au fur et à mesure, selon une étude de l'Inserm.

"On est en automne, après on sera en été". "Mon anniversaire c'était le 22 août, pendant les grandes vacances. C'était il y a au moins… un an !" Interrogés par Europe 1, Margaux et Victor, quatre et six ans, n'ont pas encore totalement la notion du temps. Et c'est normal.

Entre six et huit ans. L'heure qu'il est, le jour de la semaine, l'ordre des saisons, l'appréhension d'un mois ou d'une année… Ces notions s'apprennent au fur et à mesure, et seulement à partir de l'âge de six ans, selon une étude de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Et ce n'est qu'à partir de huit ans que l'enfant acquiert une maîtrise réelle des unités temporelles. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont interrogé une centaine d'enfants sur l'heure affichée sur les aiguilles de cinq montres, sur la durée de l'entretien ou encore la durée qui les séparait de leur anniversaire.

Le déclic : l'apprentissage des maths. Inutile, donc, de s’acharner à expliquer aux enfants de 4 ou 5 ans qu’il faut se dépêcher car "on part à l’école dans 10 minutes". Le développement de la "mémoire de travail", la mémoire du court terme, est avancé comme facteur de la maîtrise du temps. Mais aussi, et surtout, l'apprentissage des mathématiques. Pour se repérer dans le temps, il faut par exemple que l'enfant sache lire et écrire les nombres, les faire correspondre à une distance et soit, enfin, capable de les placer dans un contexte. L'enfant doit par exemple être capable de dire que dix, c'est beaucoup si l'on parle d'années, ça l'est moins si l'on parle de secondes.

Vers une méthode à visée thérapeutique ? Les chercheurs souhaitent maintenant étendre leur recherche aux enfants souffrants de pathologie pouvant entraîner des difficultés à appréhender le temps, telles que la dyslexie ou même une tumeur au cerveau. Le but : "l’amélioration de la prise en charge de ces enfants, via la mise au point de méthodes d'acquisition des unités temporelles mieux adaptées", selon un communiqué de l'Inserm.


A partir de quel âge a-t-on la notion du temps ?par Europe1fr