La maîtresse de Stern demande pardon une dernière fois

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La maîtresse de Stern demande pardon une dernière fois
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Cécile Brossard a demandé pardon à la famille du banquier, mercredi, avant que le jury ne se retire pour délibérer sur sa culpabilité.

"Je veux demander pardon de tout mon coeur à la famille", a déclaré mercredi Cécile Brossard d'une voix fluette mais sans pleurer, en regardant dans les yeux le procureur général et les proches du banquier Edouard Stern présents dans la salle.

La maîtresse du banquier a t-elle commis un simple homicide ou un "crime passionnel" qui lui vaudrait de larges circonstances atténuantes ? Cécile Brossard a avoué avoir tué son amant de quatre balles à bout portant le 28 février 2005 au cours d'ébats sado-masochistes.

"Je ne suis pas une voleuse", a poursuivi Cécile Brossard en soutenant le regard du procureur général Daniel Zappelli pour qui elle a agi par cupidité parce que son richissime amant avait fait placer sous séquestre la somme d'un million de dollars qu'il avait versé sur le compte de sa maîtresse.

"Je suis une femme éperdument amoureuse d'un homme et je le suis encore", a-t-elle dit. Se tournant alors vers le banc de la partie civile, Cécile Brossard a demandé que l'on dise aux trois enfants d'Edouard Stern qu'elle ne portera "jamais atteinte à la mémoire" de son amant.

Mardi, les deux avocats de l'accusée avaient décrit -- contre la volonté de leur cliente, ont-ils relevé -- Edouard Stern en "pervers narcissique" qui avait trouvé en Cécile Brossard "un gibier de choix" qu'il prenait plaisir à faire souffrir. Selon eux Cécile Brossard a été "poussée à bout" et doit bénéficier de l'article 113 du Code pénal de Genève qui prévoit une peine de un à dix ans de prison pour crime passionnel, contre cinq à vingt ans pour meurtre.

Les juges de la cours d’assises de Genève se sont retirés mercredi pour délibérer sur la qualification des faits. Les parties plaideront ensuite à nouveau devant les jurés, qui devront alors décider de la durée de la peine d'emprisonnement qui doit être infligée à l'accusée, qui a déjà passé plus de quatre ans en détention.