La maire UMP de Calais veut un centre pour migrants

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La maire UMP de Calais veut un centre pour migrants
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Confrontée à un afflux de migrants, la ville va demander l'ouverture d'un structure similaire au centre de Sangatte, fermé en 2002.

INFO. Elle dénonce une "pression intenable" pour sa ville. La maire de Calais, Natacha Bouchart (UMP), va demander au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui doit la recevoir le 2 septembre, l'ouverture d'un centre pour migrants afin de faire face à leur afflux, a-t-elle annoncé vendredi dans un message sur Twitter.



12 ans après Sangatte. Entre 1.200 et 1.300 migrants sont présents à Calais, ce qui représente une augmentation "de l'ordre de 50% en quelques mois", avait souligné début août le préfet du Pas-de-Calais, Denis Robin. Ouvert comme lieu d'accueil provisoire pour les immigrés clandestins en 1999, le centre de Sangatte, géré par la Croix-Rouge, hébergeait en moyenne 1.500 migrants pour une capacité maximale de 800 personnes, et même jusqu'à 2.000 en septembre 2002, quelques semaines avant sa fermeture.

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Une hausse des migrants vers l'Angleterre. "La ville de Calais est aujourd'hui soumise à une pression intenable par la présence plus nombreuse que jamais des migrants sur notre sol, en plein centre", a vendredi écrit la maire de Calais au sujet de la hausse du nombre de clandestins, particulièrement d'Erythréens et de Soudanais, désireux de passer en Angleterre. "Face à cette situation nouvelle, nous ne pouvons rester les bras croisés. Je vais proposer au gouvernement une démarche globale : dans ce cadre nous pourrions envisager la création d'un centre éloigné des habitations des riverains", ajoute Natacha Bouchart.

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"Faire face à l'urgence". "Ce centre ne pourrait être que sous la responsabilité de l'Etat (...) et devrait rester de dimensions raisonnables pour éviter toutes dérives", précise la maire. "Cette idée, pour faire face à l'urgence, est sur la table, et je la soumettrai au ministre de l'Intérieur que je dois rencontrer le 2 septembre (à Paris, ndlr), sans oublier les enjeux globaux au niveau européen, seul échelon qui puisse régler durablement le problème que nous subissons", conclut-elle.

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