La demande de remise en liberté de Guy Orsoni rejetée

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La demande de remise en liberté de Guy Orsoni rejetée
@ DAMIEN MEYER/AFP
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Le parquet général a fait valoir les risques de fuite de Guy Orsoni, condamné en juin à 8 ans de prison pour association de malfaiteurs.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a rejeté mercredi soir la demande de mise en liberté de Guy Orsoni, condamné à 8 ans de prison pour association de malfaiteurs. Le fils de l'ex-leader nationaliste Alain Orsoni avait, par ailleurs, été acquitté le 30 juin dernier de deux assassinats. 

Un article mal appliqué. Son avocat Maître Martin Reynaud soutenait que son client serait détenu sans titre valable de détention. La raison selon lui ? Une mauvaise application d'un article du code de procédure pénale par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. "On ne bricole pas avec le droit, on ne bricole pas avec la liberté" a-t-il plaidé.

Risques de fuite. Le parquet général a contesté ces arguments juridiques, faisant également valoir les risques de fuite de Guy Orsoni. Le jeune homme avait été interpellé en 2011 à Madrid au terme d'une longue cavale. Des écoutes entre le fils et son père laissaient alors clairement présager l'hypothèse d'un départ vers le Gabon, "une destination d'où on n'extrade pas". Entendu par la chambre de l'instruction en visioconférence depuis les Baumettes, Guy Orsoni a assuré qu'il n'entendait plus se soustraire à la justice: "Si je suis en liberté, je ne fuirai pas un procès d'assises en appel. J'ai fait une très grave erreur en prenant la fuite". 

Condamné pour association de malfaiteurs. La cour d'assises des Bouches-du-Rhône a jugé du 11 mai au 30 juin douze accusés pour leur implication à des degrés divers dans deux assassinats et une tentative commis en 2009 à Ajaccio et dans sa région dans un contexte, soutenait l'accusation, de guerre entre bandes rivales. Un acquittement général avait été prononcé pour les deux assassinats. Deux acquittements avaient aussi été prononcés, ainsi que des peines allant d'un an de prison (notamment pour Alain Orsoni, condamné pour des menaces de mort) à huit ans d'emprisonnement, pour son fils Guy, condamné pour une association de malfaiteurs en vue d'obtenir des faux papiers.