La campagne de vaccination commence pianissimo

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La campagne de vaccination commence pianissimo
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La vaccination contre la grippe A pour le grand public a commencé jeudi dans un climat de méfiance vis-à-vis du vaccin.

Six millions de personnes étaient invitées à se faire vacciner à partir de jeudi dans 1.060 centres spécialement mis en place dans toute la France. L'entourage des nourrissons, les personnels de santé et les personnes à risque sont les premiers à avoir reçu des convocations.

La vaccination est gratuite et non obligatoire. Et les candidats à l’injection étaient peu nombreux jeudi. Comme dans ce gymnase du 14e arrondissement de Paris où s’est rendu Astrid Bard. Ecoutez son reportage :

La ministre de la Santé, qui n'est pas parmi les populations prioritaires, s'est fait vacciner jeudi "pour montrer l'exemple". "Je ne suis pas trypanophobe, je n'ai pas peur des piqûres", a-t-elle plaisanté. Elle a ajouté que le président de la République était "absolument décidé à se faire vacciner".

Comme tout le monde, Roselyne Bachelot a reçu le vaccin de GlaxoSmithKline, le seul arrivé en France. Et elle devra revenir dans trois semaines pour la seconde dose, à moins que d'ici là ne change la stratégie vaccinale, comme la ministre en a évoqué la possibilité.

En dépit de la campagne intensive du ministère de la Santé, la défiance reste de mise dans la population, selon les derniers sondages. Seulement quelque 20% des gens envisageaient de se faire vacciner, craignant les effets secondaires du nouveau vaccin.

Par ailleurs, un cas "probable" de syndrome Guillain-Barré a été annoncé au soir du premier jour de vaccination. Le ministère de la santé a indiqué que cette maladie rare du système nerveux périphérique avait été signalée mardi après vaccination. Selon le ministère, "il s'agit d'une forme modérée et uniquement sensitive, qui a évolué favorablement".