La burqa : "personne ne m’y a obligée"

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La burqa : "personne ne m’y a obligée"
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En réponse au débat actuel sur la burqa, des jeunes femmes portant le voile intégral se défendent en évoquant le "principe de liberté individuelle".

Le Conseil français du culte musulman a exprimé ce week-end son opposition à la création en France d'une commission d'enquête parlementaire sur le voile intégral ou burqa, annoncée la semaine dernière. L'idée, lancée par des députés de droite comme de gauche, est un préalable à une éventuelle interdiction de ce type de voile, envisagée par certaines personnalités du gouvernement.

Le conseil estime que le port d'un tel voile est "marginal en France et rappelle le principe de la liberté individuelle".

C’est ce principe de liberté individuelle qui est justement invoqué par les jeunes femmes qui portent ce voile intégral. "Je le fais parce que j’ai envie de me préserver, de préserver ma beauté spécialement pour mon mari. Je ne l’ai pas fait parce qu’il me l’a demandé, je l’ai fait de moi-même", martèle sur Europe 1 une jeune femme de 24 ans, récemment convertie à l’islam. "Personne ne m’y a obligée", ajoute-t-elle.

Ecoutez-la au micro d’Aurélie Herbemont :

Une autre jeune femme, Mina, 25 ans, réfute également toute pression. Elle raconte au micro Europe 1 de Rapaëlle Shapira que son choix de porter la burqa a même déconcerté ses proches :

Nicolas Sarkozy a indiqué vendredi à Bruxelles qu'il s'exprimerait sur l'opportunité de voter une loi interdisant le port du voile intégral en France à l'occasion de son discours devant le parlement lundi.