La Birmanie, un an après le cyclone

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La Birmanie, un an après le cyclone
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Des survivants se sont rassemblés dimanche pour honorer la mémoire de leurs morts un an après le passage dévastateur du cyclone Nargis en Birmanie, où les autorités ont passé l'anniversaire sous silence.

Un an après le passage du cyclone Nargis, dont les vents soufflant à 240 km/h firent les 2 et 3 mai 2008 près de 140.000 morts dans le delta de l'Irrawady, et plongèrent 2,4 millions d'habitants dans la misère, la Birmanie garde le traumatisme de cette catastrophe. Nombreux sont ceux qui ont vu un ou plusieurs de leurs proches périr sous leurs yeux. Les histoires abondent en outre de personnes qui ont tout perdu : un garçon dont les dix frères et soeurs et les parents sont morts, un chef de village qui a perdu 37 membres de sa famille, échelonnés sur trois générations.

Les séquelles psychiques sont certes moins visibles que les pénuries d'abris et de vivres, mais ne sont pas moins importantes, estiment les ONG humanitaires. Un quart des foyers de la zone touchée comptent des cas de détresse psychologique, mais 11% seulement on reçu un soutien, selon un plan de redressement lancé en février par les Nations unies, l'Asean (Association des nations du Sud-Est asiatique) et par le gouvernement birman.

Aucune cérémonie officielle n'a été prévue et la presse officielle birmane n'a fait aucune allusion au premier anniversaire de la catastrophe. En 2008, la junte birmane avait été largement critiquée pour avoir tardivement ouvert la porte - et de mauvaise grâce - à une opération de secours de grande ampleur pour sauver les 2,4 millions de sinistrés.