La baisse de l'APL s'ajoute à la galère de la recherche de logement pour les étudiants

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Une baisse de moins cinq euros pour les APL. L'annonce tombe d'autant plus mal que c'est pile au moment où les nouveaux étudiants recherchent un logement.

REPORTAGE

L'actuel et le précédent gouvernement se renvoient la balle pour savoir qui doit porter la responsabilité de la baisse de 5 euros par mois du montant des APL dès octobre. La polémique intervient au moment où les étudiants sont à la recherche d'un logement. Une recherche qui prend déjà parfois la forme d'une véritable épopée pour ne pas payer trop cher, surtout dans les grandes villes.

"Pas Versailles". Valentin commence à la rentrée ses études à Paris. Sa première visite il y a une semaine est restée vaine. Il entame alors une nouvelle journée de recherches et se trouve devant la porte d'un deuxième appartement à visiter. Bruit de serrure, le propriétaire ouvre et prévient : "Ce n'est pas Versailles." Les chiffres le prouvent : la chambre fait 9 mètres carrés, à louer pour 560 euros par mois, au septième étage. Valentin confirme : "C'est un peut trop petit pour moi. En venant habiter à Paris, je voulais un peu plus grand."

"Je n'ai pas envie de mettre 800 euros". Le jeune homme n'envisage pas la colocation. Il veut habiter seul mais après deux semaines de recherches sur Internet via les groupes Facebook, il n'a toujours pas trouvé. "Le problème, c'est vraiment le prix des loyers. C'est excessivement cher et je n'ai pas envie de mettre 800 euros par mois pour avoir quelque chose qui fait 15 mètres carrés, juste parce que c'est à côté de mon école. Si je peux trouver à 700 euros, c'est quelque chose qui m'arrangerait." Pour l'instant, il est hébergé par un ami mais le temps presse.

"Des enfants gâtés". A la visite du cinquième studio, l'appartement est correct mais ça coince avec le propriétaire peu compréhensif : "Chacun s'est retrouvé dans une chambre avec une armoire en plastique, avec un lavabo, pas de douche, rien du tout", croit-il savoir. "Alors qu'ils ne viennent pas se plaindre aujourd'hui. Ce sont des enfants gâtés", ajoute-t-il. Mais au bout d'une semaine, la patience de Valentin paye. Il a trouvé son logement juste avant le début de son stage.