Les sages-femmes pourront pratiquer des IVG médicamenteuses

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Les sages-femmes pourront pratiquer des IVG médicamenteuses
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Les députés ont approuvé dans la nuit de jeudi à vendredi l'article du projet de loi sur la Santé prévoyant que les sages-femmes puissent pratiquer des IVG médicamenteuses.

La mesure devrait faciliter les procédures d'avortement. L'Assemblée nationale a approuvé dans la nuit de jeudi à vendredi l'article du projet de loi sur la Santé prévoyant que les sages-femmes puissent pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (IVG) médicamenteuses. Une mesure s'inscrivant dans un plan plus large pour améliorer l’accès à l'avortement.

"Garantir à toutes les femmes un moyen d’avorter". "Je veux garantir à toutes les femmes qu’elles pourront trouver à côté de chez elles un moyen d’avorter si elles le souhaitent, et avoir le choix entre les méthodes utilisées", avait déclaré Marisol Touraine, lors de la présentation de son programme national d'actions pour améliorer l'accès à l'IVG. Les associations féministes regrettent en effet depuis plusieurs années que cet accès ne soit "pas garanti pour toutes les femmes aujourd'hui en France". Depuis dix ans, 130 centres IVG ont fermé leurs portes, allongeant ainsi les délais de prise en charge, selon certaines régions, rapporte L'Obs.

Les médecins seuls habilités à la pratiquer. Actuellement, l'IVG médicamenteuse peut être pratiquée jusqu'à la fin de la 5e semaine de grossesse. La technique médicamenteuse représentait 57 % des IVG réalisées en métropole en 2012. Et seul un médecin est habilité à prescrire les deux médicaments nécessaire à l'interruption de la grossesse et à assurer la visite de contrôle qui s'en suit. Le texte voté jeudi à l'Assemblée prévoit que soit modifié l’article L2212-2 du Code de la santé publique : "l'interruption volontaire d'une grossesse ne peut être pratiquée que par un médecin", en ajoutant "ou, pour les seuls cas où elle est réalisée par voie médicamenteuse, par une sage-femme."

Un texte pas encore adopté. Les députés ont par ailleurs voté un amendement issu de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée, prévoyant que "toute personne a le droit d'être informée sur les méthodes abortives et d'en choisir une librement", information qui "incombe à tout professionnel de santé". Le texte doit encore être soumis au vote global de l'Assemblée mardi, avant de partir au Sénat.

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