L'administration pénitentiaire pas responsable de la mort d'un détenu

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L'administration pénitentiaire pas responsable de la mort d'un détenu
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Un non-lieu a été prononcé pour l'administration pénitentiaire après le décès d'un détenu de la prison de Nancy, battu par deux codétenus.

L'avocat de la famille de la victime a annoncé avoir fait appel de cette décision. Selon un prononcé du 2 juin dernier rendu par un juge d'instruction de Nancy, un non-lieu a été prononcé en faveur de l'administration pénitentiaire après le décès de Johnny Agasuci, battu et torturé par deux codétenus de la prison Charles III de Nancy. La famille avait porté plainte contre X pour "homicide involontaire", "mise en danger de la vie d'autrui" et "non assistance à personne en danger". L'affaire pourrait être réexaminée en septembre ou octobre.

Selon l'enquête, Johnny, peintre en bâtiment de 26 ans et alors en détention provisoire pour trafic de stupéfiants, avait été roué de coups et torturé pendant les 15 jours précédant sa mort, avant d'être finalement étranglé. "C'est un dossier juridiquement très difficile", a reconnu l'avocat de la famille, expliquant que le juge d'instruction n'avait pas identifié de faute caractérisée ou personnelle susceptible d'entraîner la responsabilité de l'administration pénitentiaire. Il a rappelé que l'inspection diligentée après le décès avait souligné "diverses erreurs" imputables notamment au directeur de la prison. Ce dernier, qui n'a pas été mis en examen, a été entendu pendant l'instruction en tant que témoin assisté.

En janvier dernier, le principal accusé Sébastien Simonnet a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre commis avec actes de torture et de barbarie. Son coaccusé, Sébastien Schwartz, avait été condamné à un an de prison pour violences. La famille de Johnny Agasuci et le parquet général avaient fait appel.