Krombach écroué, "but atteint" pour Bamberski

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Krombach écroué, "but atteint" pour Bamberski
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Dieter Krombach, accusé d'avoir tué Kalinka Bamberski a été incarcéré mercredi. Le père de la victime se dit enfin "en paix".

André Bamberski, suspecté d'avoir commandité l'enlèvement du meurtrier présumé de sa fille Kalinka, a estimé avoir atteint son but, dans une interview accordée au Parisien jeudi. Mercredi en effet, le cardiologue allemand Didier Krombach a été écroué par un juge des libertés et de la détention.

"Le meurtrier de ma fille sera jugé. Il sera désormais impossible d'étouffer cette affaire", affirme André Bamberski, mis en examen mardi soir pour enlèvement, séquestration arbitraire, coups et blessures volontaires et association de malfaiteurs, et placé sous contrôle judiciaire.

"Son procès, tout comme le mien sera une tribune, poursuit Bamberski, affirmant détenir "toutes les preuves". "Ce sera l'occasion de mettre à plat tous les dysfonctionnements de ce dossier et les obstructions des autorités judiciaires" ajoute-t-il. Le père de Kalinka affirme aussi dans Le Parisien avoir consacré sa vie à cette recherche, sacrifiant "vie professionnelle et vie personnelle". "J’ai tenu la promesse faite à ma fille faite sur sa tombe", confie-t-il.

De quoi suspecte-t-on Bamberski ? D’avoir participé, d’une manière ou d’une autre, à l’enlèvement de Krombach. Ce dernier a été livré à la justice française de manière assez rocambolesque : il a été retrouvé dimanche ligoté, bâillonné et blessé au visage dimanche à proximité du tribunal de Mulhouse, grâce à un appel téléphonique d'André Bamberski. Ce dernier a expliqué avoir reçu samedi à son domicile près de Toulouse un appel anonyme lui intimant d'aller à Mulhouse "pour Krombach". Tôt le lendemain, un autre appel lui indiquait cette fois que le médecin se trouvait dans la cité alsacienne. Arrivé dimanche après-midi à Mulhouse avec 18.000 euros pour les remettre "à la personne qui viendrait les réclamer" et surtout pour "s'assurer que Krombach ne serait pas relâché", il a été interpellé à son hôtel.

Dieter Krombach, 74 ans aujourd’hui, avait été condamné par contumace à 15 ans de réclusion par la cour d'assises de Paris en 1995. Mais il n'a jamais purgé cette peine, l'Allemagne refusant de l'extrader parce que cette même affaire avait été classée sans suite par la justice allemande en 1982.

"J'ignore complètement qui a fait ça, qui y a participé. Moi, je suis venu pour contrôler que Krombach serait bien mis en détention provisoire avant l’ouverture de son procès en assises" avait confié André Bamberski, mercredi :

> Un médecin en cavale depuis 27 ans retrouvé ligoté