Jour de la Terre : Oui, la Nature a (encore) des superpouvoirs !

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Ce samedi a lieu le Jour de la Terre. Organisée depuis 1970 dans plus de 190 pays, il s’agit de la célébration écologiste la plus importante de la planète, visant à sensibiliser les populations mondiales aux enjeux environnementaux.

Que la Nature est grande ! Les écosystèmes et les espèces font preuve d’adaptations, de stratégies, de mécanismes complexes et étonnants qu’il est possible d’observer et de découvrir, à deux pas de chez soi. Il y a sur la planète une nature qui protège des dérèglements climatiques, et qui a une capacité à s'adapter au réchauffement climatique et au dérèglement global. Une nature qu'il faut préserver autant que possible. Car oui, la nature, la planète, les écosystèmes, les espèces) a encore de super-pouvoirs et une capacité de résilience, ce que l'on "fête" lors du Jour de la terre, ce samedi.

Les mangroves sont un bouclier contre les tsunamis, elles divisent par quatre la hauteur des vagues, et avec leurs racines, elles créent un rempart résistant, même sur la vase et le sable. Les marais-salants protègent des submersions, trois fois plus efficacement qu'une simple plage.

"Ce papillon, qui n’existait pas avant le changement climatique, remplace des abeilles sauvages". Et les espèces aussi ont de superpouvoirs. Certaines espèces nouvelles, par exemple, viennent d'arriver en France pour remplacer celles qui ont disparu, à cause notamment du réchauffement climatique, comme ce papillon originaire d'Afrique, détaille François Letourneux, président de la Fête de la nature : "vous avez sans doute vu arriver, petit à petit, dans le sud puis dans le nord de la France, un drôle de petit papillon qui ressemble à un oiseau-mouche, qui vole, immobile, devant les fleurs et plonge une très longue trompe au fond des fleurs pour trouver le nectar. Il s’appelle le moro-sphynx. Ce papillon, qui n’existait pas avant le changement climatique, remplace concrètement des abeilles sauvages ou papillons qui ont été éliminés par les pesticides".

Ne pas se focaliser uniquement sur les espèces en voie de disparition. Mais ce phénomène de résilience de la nature ne va que jusqu'à un certain point, explique cet expert. L'équilibre est devenu très fragile aujourd'hui. La solution, dit-il, c'est de ne pas se focaliser uniquement sur les espèces en voie de disparition. Mais de préserver aussi les espèces les plus familières autour de nous, le moindre oiseau, le moindre ver de terre. sinon la nature ne pourra plus cicatriser.