Jacques Viguier face à une litanie d'indices

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Jacques Viguier face à une litanie d'indices
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Les policiers responsables de l'enquête sur la disparition de l'épouse du professeur de droit toulousain Jacques Viguier se sont de nouveau succédé à la barre des assises de la Haute-Garonne vendredi, répétant chacun leur "conviction" que l'accusé "a tué son épouse".

Ce ne sont pas moins de sept policiers qui, en deux jours, sont venus étayer l'accusation d'homicide volontaire pour laquelle le professeur de droit toulousain comparaît depuis le 20 avril devant les jurés d'assises. L’officier de police judiciaire, Philippe Butz, qui a notamment participé aux premières constatations, a dit "fonder sa conviction sur des éléments matériels, le comportement et les mensonges de Jacques Viguier".

Cette "conviction" repose entre autre sur des éléments matériels, notamment la disparition du matelas sur lequel dormait Suzanne Viguier. Jacques Viguier a déclaré aux enquêteurs l'avoir "apporté dans une déchetterie" avant que celle-ci ne soit, selon M. Butz, la cible d'un "incendie d'origine volontaire". Le policier a estimé ne pas pouvoir "exclure que M. Viguier ait procédé à cet incendie".

"Je jure n'avoir jamais mis le feu à cette décharge", s'est défendu Jacques Viguier, beaucoup plus prolixe en ce cinquième jour d'audience. Les changements de version dans les déclarations de M. Viguier, les traces de sang de Suzanne Viguier, retrouvées sur une marche d'escalier, sur le sommier, dans la baignoire, une chaussure, un chiffon et une bassine, ainsi que la disparition des vêtements de nuit que portait Suzanne Viguier, sont pour les enquêteurs autant d'éléments à charge.

L'audition d'Olivier Durandet, l'amant, est attendue lundi après-midi. Jacques Viguier devrait être entendu le même jour.