Intoxication dans des cantines de Rouen : le fromage en cause

  • A
  • A
Intoxication dans des cantines de Rouen : le fromage en cause
Le fromage servi dans les cantines de Rouen est à l'origine de l'intoxication alimentaire de 300 enfants.@ JEFF PACHOUD / AFP
Partagez sur :

L'intoxication alimentaire qui a touché près de 300 enfants à Rouen la semaine dernière est due à un fromage de type neufchâtel servi dans les cantines.

Le fromage servi aux enfants des cantines de Rouen et de Bois-Guillaume, en Seine-Maritime, est la cause de l'intoxication massive qui a touché la semaine dernière 300 enfants de ces communes, ont annoncé vendredi la préfecture et l'ARS de Normandie. Une enquête épidémiologique portant sur près de 1.000 réponses aux questionnaires que devaient remplir les parents d'élèves "a permis de mettre en évidence une association forte entre la consommation de fromage et l'apparition de signes digestifs", a indiqué un communiqué de la préfecture.

Un fromage AOP. Des recherches ont été menées auprès du producteur de ces fromages, de type neufchâtel, "sans que l'origine de la contamination n'ait pu être identifiée à ce jour", selon le texte. Le neufchâtel, souvent en forme de cœur, est un fromage normand au lait cru bénéficiant d'une appellation d'origine protégée (AOP), et produit principalement à l'est de la Normandie, autour de Neufchâtel-en-Bray. Les analyses pour déceler des toxines dans le fromage incriminé vont se poursuivre dans un laboratoire de Seine-Maritime et dans celui de Maisons-Alfort, dans le Val de Marne, de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail).

"Un manque de preuve microbiologique". "On a une explication pas complètement satisfaisante, avec des résultats statistiques, mais un manque de preuve microbiologique", a estimé le docteur Benoît Cottrelle, responsable de la veille et de la sécurité sanitaire à l'Agence  régionale de santé (ARS) de Normandie. Le 27 avril dernier, 300 enfants ayant mangé à la cantine dans 54 établissements, écoles maternelles et primaires, et au moins 6 crèches, avaient été pris de vomissements, maux d'estomac et céphalées.