Intempéries : les Alpes-Maritimes allouent une aide de 10 millions d'euros

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Intempéries : les Alpes-Maritimes allouent une aide de 10 millions d'euros
@ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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Le département des Alpes-Maritimes a alloué jeudi une aide exceptionnelle de 10 millions d'euros aux habitants, communes et entreprises sinistrés par les intempéries meurtrières survenues samedi soir.

Le département des Alpes-Maritimes a alloué jeudi une aide exceptionnelle de 10 millions d'euros aux habitants, communes et entreprises sinistrés par les intempéries meurtrières, qui ont fait 20 morts, survenues samedi soir.

Le détail de l'enveloppe. L'enveloppe votée jeudi à l'unanimité par le Conseil départemental comprend une aide d'urgence d'un million pour les particuliers, cinq millions pour les communes et un million pour les entreprises. En outre, trois millions seront employés pour remettre en état le patrimoine endommagé, notamment la voirie départementale.

La question de l'urbanisation. Le président du Conseil départemental, Eric Ciotti (LR), avait évoqué dimanche dans un premier temps une aide d'urgence deux fois moindre. Il a rappelé jeudi dans un communiqué que certains cours d'eau du département font l'objet de "programmes d'actions et de prévention des inondations" (PAPI). Le fleuve côtier de la Brague (qui a notamment dévasté un camping d'Antibes) a par exemple été inclus dans un programme d'investissements (2007 à 2013) de 13,8 millions d'euros de travaux. "Nous avons bien vu que l'urbanisation et le dimensionnement des réseaux ne sont pas en mesure d'absorber des événements aussi exceptionnels", a néanmoins constaté l'élu.

Le problème des espèces protégées. Il en a profité pour évoquer le problème des "espèces protégées qui gênent nos interventions sur les digues ou dans le lit des fleuves". "Lorsque des vies sont en jeu, il ne doit pas y avoir de conflit de procédures entre la protection de la faune et de flore d'une part, et des habitants d'autre part", a estimé le député. Il prévoit de déposer un projet de loi visant à déroger "aux réglementations environnementales superflues" lorsque la protection des populations est concernée.