Inondations : un cavalier meurt en Seine-et-Marne

  • A
  • A
Inondations : un cavalier meurt en Seine-et-Marne
Les secours ont évacués des habitants à Longjumeau, dans l'Essonne. @ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Partagez sur :

Un cavalier "emporté par les eaux", est mort jeudi en Seine-et-Marne. Départements en alerte, coupures d'électricité, écoles fermées, prévisions météo... Europe 1 fait le point. 

L'ESSENTIEL

Les crues qui inondent une partie du centre de la France depuis le début de la semaine ont gagné jeudi l’Île-de-France, en particulier l'Essonne, et la montée des eaux de la Seine à Paris suscite la plus grande vigilance des autorités. Jeudi, un cavalier est mort dans les inondations à Evry-Grégy-sur-Yerre, en Seine-et-Marne. Le département était toujours placée en vigilance rouge "inondations", malgré l'amorce d'une lente décrue du Loing. Douze départements sont en vigilance orange, dont Paris et sa petite couronne. 

>>Europe 1 s'associe au Secours Populaire : faites-vos dons en CLIQUANT ICI


Les principales informations à retenir :

  • Un cavalier est mort jeudi en Seine-et-Marne, "emporté par les eaux"

  • Jeudi, seule la Seine-et-Marne restait placée en vigilance rouge aux crues

  • 12 départements sont en vigilance orange, dont Paris et sa petite couronne

  • 19.000 foyers sont privés d'électricité dans le Loiret et l'Ile-de-France, où on compte également de nombreuses perturbations dans les transports

  • L'état de catastrophe naturelle sera reconnu dans les zones les plus touchées 

  • Un mort en Seine-et-Marne

Un cavalier de 74 ans est mort jeudi "emporté par les eaux" dans les inondations à Evry-Grégy-sur-Yerre, en Seine-et-Marne, a annoncé la préfecture du département dans un communiqué. Le corps d'une octogénaire avait été retrouvé mercredi dans son pavillon inondé, également en Seine-et-Marne. Une autopsie prévue vendredi devra déterminer si son décès est lié aux inondations.

  • Les départements concernés :

La Seine-et-Marne était le dernier département encore en vigilance rouge jeudi soir, selon Météo France. Douze départements ont été placés en vigilance orange. Au total, depuis le début des fortes pluies le week-end dernier, les secours ont réalisé plus de 10.000 interventions, et évacué plus de 5.000 personnes.

Les 12 départements en vigilance orange : l'Essonne, le Loiret, le Loir-et-Cher, le Cher, l'Indre, l'Indre-et-Loire, ainsi que Paris et sa petite couronne (le Val-de-Marne, Hauts-de-Seine et Seine-Saint-Denis), le Val d'Oise et les Yvelines


Le temps de vendredi >>Les précipitations faiblissent

meteo-france-carte-essentiel

  • L'état de catastrophe naturelle reconnu dès mercredi prochain : 

L'état de catastrophe naturelle sera reconnu dès mercredi prochain "dans les territoires qui ont été les plus touchés par ces intempéries", a affirmé jeudi François Hollande. "Je saisis l'occasion qui m'est donnée, venant à ce congrès, pour annoncer que l'état de catastrophe naturelle sera reconnu dans les territoires qui ont été les plus touchés par ces intempéries dès le prochain Conseil des ministres", a-t-il déclaré à la tribune du congrès des maires de France.

  • Des coupures d'électricité dans le Loiret et en Ile-de-France :

Un peu plus de 19.000 foyers se trouvaient privés de courant jeudi soir dans le Loiret et l'Ile-de-France en raison des inondations, contre 21.700 en fin de matinée, selon un communiqué d'Enedis (ex-ERDF), le gestionnaire du réseau français de distribution d'électricité.

Dans le détail, 9.200 clients étaient victimes de coupures en Seine-et-Marne, 6.300 dans l'Essonne et 140 dans les Yvelines. Dans la région Centre, où "les décrues sont en cours", selon la porte-parole, Enedis dénombrait à 19H30 environ 3.200 foyers sans électricité, dont quelque 1.500 à Montargis (Loiret). Selon la porte-parole, la situation dans le Loiret "tend vers l'amélioration", tandis que les équipes d'Enedis étaient "très mobilisées" dans l'ouest de l'Ile-de-France.

  • Des perturbations dans les transports à Paris et dans le Loiret :

En Ile-de-France, les inondations ont causé des perturbations dans les transports, déjà affectés par une grève contre la loi Travail. Aucun train Transilien, intercités ou TER ne circulait ainsi entre Paris-Montparnasse et Versailles-Chantiers, la SNCF espérant "un retour à la normale" d'ici lundi. Surtout, toute la section du RER C dans Paris fermera à partir de 16h. Une partie des voies sur berges a également été fermée à la circulation. 

Dans le Loiret voisin, les inondations ont rendu "impossible" la circulation aux abords d'Orléans, a indiqué Bison futé. L'autoroute A10 était coupée au nord d'Orléans et fermée dans le sens nord-sud à partir de Saint-Arnoult et dans le sens sud-nord à partir de Tours.

  • La Seine monte à Paris : 

La crue de la Seine "est importante" mais devrait rester inférieure à la crue centennale. Son niveau a atteint jeudi à 21H00 les 5,37 m. Le pic devrait être atteint la nuit prochaine à près de 6 m mais la décrue sera lente, a prévenu François Duquesne, directeur de Vigicrues.


  • Situation compliquée en Seine-et-Marne et dans l'Essonne :

Dans l'Essonne, le centre-ville de Longjumeau, commune de 22.000 habitants, était totalement inondé et "l'eau attei[gnait] par endroits plus de 1,30 m voire 1,50 m", a dit la maire Sandrine Gelot. Plus de 2.500 foyers de cette ville n'étaient plus alimentés en électricité et la mairie a été provisoirement délocalisée dans un parc de la ville situé plus en hauteur. A une vingtaine de kilomètres au sud, Corbeil-Essonnes, où la rivière Essonne se jette dans la Seine, "se prépar[ait] au choc" pour la nuit de jeudi à vendredi, d'après le maire de la ville.

Dans le même temps, en Seine-et-Marne, la situation était toujours aussi tendue. Manuel Valls s'est rendu à Nemours, visitant un gymnase où 250 habitants ont passé la nuit. Dans cette commune de 13.000 habitants, l'eau a dépassé les niveaux atteints lors de la crue historique de 1910 (4,25 m) mais commençait à baisser jeudi.