Inondations : une centaine d'évacués dans le Béarn, près de 600 interventions des pompiers

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Les pompiers des Pyrénées-Atlantiques sont intervenus près de 600 fois depuis mardi matin sur l'ensemble du Béarn, dont certaines communes ont vu l'eau grimper jusqu'à 1,60 mètre. 

Plus d'une centaine de personnes ont été évacuées d'habitations menacées par les eaux dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs communes du Béarn, dont celle de Salies-de-Béarn, dont les rues du centre-ville a compté jusqu'à 1,60 mètre d'eau.

600 interventions, quatre sauvetages. Les pompiers des Pyrénées-Atlantiques sont intervenus près de 600 fois depuis mardi matin sur l'ensemble du département, qui restait mercredi matin en vigilance orange pluie-inondations, comme les Hautes-Pyrénées voisines. Parmi les interventions, huit relèvent du secours à personnes avec quatre mises en sécurité et quatre sauvetages. À Salies-de-Béarn, la commune la plus touchée, "qui a été inondée à 65%" selon la préfecture, environ 25 personnes ont été relogées, par des familles ou en hôtel, après le débordement du cours d'eau local, le Saleys.

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À Salies, l'eau est montée à 1,60 mètre, a indiqué la préfecture. Source : AFP

"Tout le centre-ville est sous l'eau, tout est coupé", s'est désolé Bernard Bénéteau, adjoint à la mairie, au micro d'Europe 1. "À la mi journée, ça montait encore, même s'il ne pleuvait plus. Là, on pare au plus pressé, c'est à dire les personnes. Le courant de la rivière est tellement fort qu'on ne peut rien faire pour l'instant. On essaie de réconforter les personnes plus fragilisées. Il faudra attendre la décrue pour voir l'ampleur des dégâts". 

Aucune victime. "À Salies, 65% de la ville est inondée, l'eau est montée à 1,60 mètre. La situation est plutôt maîtrisée, aucun maire ne nous a sollicité pour des logements pour le moment", a déclaré une porte-parole de la préfecture. Aucune victime n'a été signalée sur le département. Le centre-ville de Salies offrait mercredi à l'aube un spectacle impressionnant de rues entièrement sous l'eau, avec plusieurs voitures déplacées par les flots, même si selon la préfecture, le gros de la crue était passé. "La place est submergée, sinistrée, des vitrines sont éventrées, la force de l'eau a été terrible.

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Source : AFP

Une décrue de cinq centimètres par heure. Un paysage de désolation. Actuellement, il ne pleut plus. La décrue a commencé avec à peu près cinq centimètres par heure, l'eau est montée jusqu'à 1,60 mètre. Je suis arrivé en 1963 à Salies-de-Béarn et jusqu'alors notre maison n'avait jamais été inondée", a raconté Armand Bourgeois, 62 ans, qui habite une maison du 12e siècle en plein centre. En fin de nuit c'est la commune de Mourenx, près de Pau, qui a été touchée, et une cinquantaine d'habitations, soit près de cent personnes, ont été évacuées par précaution, selon la préfecture. Un lotissement a également été évacué par précaution sur la commune d'Izeste.

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Source : AFP

Six personnes relogées en périphérie de Pau. Dans un quartier en périphérie de Pau, Ousse-des-Bois, l'eau a pénétré dans quelques maisons, et six personnes au total, trois foyers, ont été évacuées et rélogées, selon Jean-Pau Brin, adjoint au maire chargé des travaux. Il a évoqué "plusieurs axes routiers coupés, mais rien de dramatique," le gave de Pau n'étant pas sorti de son lit sur la ville. Tôt mercredi matin, 1.870 foyers restaient privés d'électricité dans les Pyrénées-Atlantiques, et les équipes techniques d'EDF sur le terrain prévoyaient une reconnexion dans le courant de la journée, selon la préfecture.

Une vingtaine de routes départementales coupées. Dans le département voisin des Landes, en vigilance orange inondations, les pompiers ont effectué près de 120 interventions depuis mardi soir, sans caractère de gravité, surtout pour des assèchements de locaux et habitations. Dans le sud et sud-est du département, le plus touché, un camping a été évacué sur la commune d'Aire-sur-Adour, et des forains étaient en cours d'évacuation, selon la préfecture. Une vingtaine de routes départementales ont été coupées sur le département, l'une d'entre elles par un glissement de terrain.