Incendies : la gestion des forces de secours pointée du doigt

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Le président de la fédération autonome des sapeurs-pompiers regrette un appel des renforts trop tardif et une mauvaise gestion des forces sur le terrain.

Après quatre jours d'incendies dévastateurs dans le sud-est de la France, place à l’accalmie. Dans le Var, le feu a été maîtrisé près de Saint-Tropez ainsi qu'à Bormes-les-Mimosas. Une reprise de feu importante est néanmoins à signaler près d'Artigues. Depuis le début de la semaine, plus de 7.000 hectares de terrain ont été ravagés par les flammes. Certains pointent du doigt l'organisation des secours, pas forcément très efficace. C'est ce que dénonce notamment la fédération autonome des sapeurs-pompiers.

Manque d'anticipation face au risque.4.000 pompiers ont été mobilisés sur les feux de forêt du Sud-Est. Le chiffre, impressionnant, reflète des besoins considérables. Mais parmi eux, 1.400 ont dû accourir en urgence de tout l'Hexagone. Pour André Goretti, le président de la fédération autonome des sapeurs-pompiers, il aurait fallu positionner ces renforts quelques jours plus tôt. "Quand le risque est très sévère, on devrait avoir des colonnes de renfort. Et ne pas dire 'on va attendre que ça brûle à l'extérieur, le temps qu'elle arrive'. Des centaines d'hectares ont été consumés. Et ce n'est pas une bonne chose de leur demander de faire tant de kilomètres et de les mettre à l'attaque dès leur arrivée. Les pompiers ne sont pas des surhommes", plaide-t-il.

Les locaux formés aux feux de forêt. Le président de fédération pense que ces hommes arrivés de l'extérieur auraient dû assurer les interventions courantes pour laisser les soldats du feu locaux aller dans les forêts. "Le sapeur-pompier du sud est formé aux feux de forêt. La pratique veut aussi que plus on fait de feu, plus la prise en charge des feux est facile. Quelqu'un qui n'a jamais connu le feu de forêt, c'est compliqué pour lui. On va l'utiliser pour faire des zones d'arrêt ou de la protection d'habitation. L'attaque du feu, c'est les locaux", estime André Goretti. En cas d'urgence, les pompiers font comme ils le peuvent, en fonction des moyens. Sur le terrain, une colonne de sapeurs-pompiers a même été divisée entre plusieurs feux tellement les besoins étaient considérables.