Incendie de Marseille : mise en examen du légionnaire

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Incendie de Marseille : mise en examen du légionnaire
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Le responsable du tir d'exercice, qui a provoqué un incendie aux portes de Marseille, a été mis en examen samedi et laissé en liberté.

Le légionnaire de 43 ans, soupçonné d'être responsable des tirs à l'origine de l'incendie qui s'est approché des portes de Marseille, a été mis en examen samedi et laissé en liberté. En garde à vue depuis jeudi,le militaire, natif de la Réunion, avait été déféré au parquet militaire de Marseille dans la journée.

Six chefs de mise en examen ont été retenus contre le sous-officier du 1er Régiment Etranger d'Aubagne, dont ceux de "destruction involontaire par incendie par violation d'une obligation de sécurité", "destruction et dégradation involontaire du bien d'autrui", "blessures involontaires" et "violation de consignes" - des délits passibles d'une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement.

L'adjudant "n'aurait pas dû diriger l'exercice de tir de mercredi", affirme une association de défense des droits des militaires, l'Adefdromil. Selon cette association fondée en 2001, des légionnaires ont dénoncé ce gradé ces dernières années, pour violences répétées contre des subordonnés, sans qu'aucune sanction ne soit prise. "Ces faits ont été signalés au ministre en juillet 2007, puis en février 2009", écrit l'association.

Ecoutez Jacques Bessy, le vice-président de l'Adefdromil, joint par Frédéric Nicolas pour Europe 1 :



Des tirs effectués "à balles traçantes" sont à l'origine du départ accidentel de feu. Or ces tirs sont interdits par les règlements militaires dans le sud de la France. Deux enquêtes, l'une interne à l'armée, l'autre civile, ont été ouvertes. Les résultats de l'enquête interne à l'armée sont attendus mardi prochain.

Au total, près de 1.070 hectares de garrigue et de pinèdes sont partis en fumée entre mercredi et jeudi, notamment sur les crêtes dominant le quartier de La Barasse, à l'est de Marseille. Les pompiers continuent de "noyer" la zone pour lutter contre les risques de reprise partielle. Ils redoutent une possible reprise du vent. Quelque 200 pompiers et 90 secouristes surveillent toujours les abords de la zone.