Incendie de Marseille : les militaires pointés du doigt

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Incendie de Marseille : les militaires pointés du doigt
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Des tirs à "balles traçantes", lors d’un exercice de la Légion étrangère, sont à l'origine des flammes qui ont parcouru 1.300 hectares depuis mercredi.

Après la peur des habitants, la colère des responsables politiques. Des tirs à "balles traçantes", lors d’un exercice de la Légion étrangère effectués dans le camp de Carpiagne,au-dessus des Calanques, sont bien à l’origine de l’incendie qui a ravagé 1.300 hectares depuis aux portes de Marseille. Deux enquêtes, l'une interne à l'armée, l'autre civile, ont été ouvertes.

Venu sur place mercredi, François Fillon a dénoncé "une faute professionnelle manifeste qui n'est pas excusable". Le chef de section du premier régiment étranger de la Légion d’Aubagne, responsable de ces tirs, a été suspendu de ses fonctions. Ce sous-officier a été placé en garde à vue et devrait être mis en examen. Selon une source proche de l'enquête, il a assuré n'avoir pas eu conscience de contrevenir aux ordres.

La procédure pour les exercices de tirs dans l'armée est pourtant très réglementée et les règles ont ici été clairement violées, comme l'explique le colonel Royal, porte-parole, au micro d'Aude Leroy :



Les exercices qui pourraient représenter un danger sont en fait interdits du 1er mai au 1er novembre dans les zones considérées comme à risque. L'utilisation de "balles traçantes" constitue un risque supplémentaire puisque
ces projectiles sont précisément faits pour brûler et laisser ainsi une trace de leur trajectoire sur le sol.

Le préfet de région Michel Sappin avait évoqué dès mercredi soir "l'imbécilité du geste" des militaires. "C'est vraiment quelqu'un qui ne doit pas être d'ici qui a donné ces instructions", a affirmé de son côté le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin :