Humanis et Malakoff-Médéric épinglés par la Cnil pour utilisation illégale de données personnelles

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Plusieurs centaines de milliers de clients des deux groupes d'assurance auraient reçus des appels ou des courriers les invitant à souscrire d'autres contrats. La Cnil l'a remarqué et pourrait les sanctionner.

La Cnil, le gendarme des fichiers informatiques, vient de mettre en demeure Humanis et Malakoff-Médéric. Les deux groupes d'assurance ont fait de la prospection commerciale en utilisant des fichiers de données personnelles qui n'étaient pas faits pour ça

Un courrier ou un coup de téléphone. Si vous touchez une retraite complémentaire versée par Humanis ou Malakoff Médéric, il vous est peut-être déjà arrivé de recevoir un coup de fil ou un courrier de l'un de ces deux groupes pour vous proposer de souscrire un contrat d'assurance chez eux. Cela ne vous a peut-être pas alertés, et pourtant, ils n'avait absolument pas le droit d'utiliser vos coordonnées pour faire ce genre de démarchage.

Plusieurs centaines de milliers de clients concernés. La Commission nationale de l'informatique et des libertés a découvert ces pratiques lors de contrôles au sein de ces deux groupes, en février-mars derniers. "On a constaté plusieurs campagnes de démarchage pour plusieurs types de produits d'assurance : obsèques, santé, hospitalisation… Cela couvre plusieurs centaines de milliers de personnes", indique Karin Kieffer, de la direction de la protection des droits et des sanctions de la Cnil.

>> De 5h à 7h, c'est "Debout les copains" avec Matthieu Noël sur Europe 1. Retrouvez le replay de l'émission ici

Se conformer à la réglementation. Les deux groupes, qu'Europe 1 a contactés, affirment qu'ils vont répondre à la Cnil dans le délai imparti. Chez Humanis, on affirme que les pratiques mises en cause ont cessé depuis le printemps. Mais une source au sein de ce même groupe les justifie aussi en disant : 'ça fait partie de nos missions de protection sociale que de s'assurer que nos clients sont bien couverts'.

En cas de non respect de cette mise en demeure, la Cnil a le pouvoir de sanctionner financièrement une entreprise, avec une amende jusqu'à 4% de son chiffre d’affaires. Elle leur a donné un mois pour se conformer à la réglementation.