Hortefeux veut durcir le contrôle des passagers aériens

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Hortefeux veut durcir le contrôle des passagers aériens
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De nouvelles mesures devraient permettre aux autorités d'obtenir plus d'informations sur les passagers dès la réservation du billet.

Brice Hortefeux veut renforcer le contrôle des passagers aériens. Quelques jours après l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit, le ministre de l’Intérieur souhaite faire avancer rapidement au niveau européen son projet de renforcement de la sécurité aérienne, selon Le Figaro de mardi.

Ce plan se déclinerait en quatre axes, dont le principal concerne le contrôle de l'identité des passagers. Actuellement, les informations relatives à l'identité usuelle du voyageur - nom, prénom, âge, date et lieu de naissance - sont contrôlées lors de l'enregistrement, à l’aéroport. Le nouveau système permettrait, comme c’est le cas aux Etats-Unis depuis le 11-Septembre, de recueillir des informations dès la réservation du billet, telles que le moyen de paiement, l'adresse de facturation, le numéro de téléphone, ou encore l'adresse électronique.

"Les "kamikazes" comme Richard Reid, ou le Nigérian du vol 253, prennent toujours des vols en correspondance", qui ne sont pas concernés par l'obligation d'information sur les passagers, relève Le Figaro. Paris milite donc pour que les données transmises concernent également toutes les personnes qui ont pu transiter par un pays ami et les Européens devront apprendre à communiquer entre eux.

Par ailleurs, pour certains pays "à risques", "les compagnies aériennes qui négligent ou refusent de transmettre à l'avance la liste de leurs passagers aux autorités françaises seront systématiquement verbalisées par la police aux frontières (PAF)", affirme le quotidien. Dès le 1er janvier 2010, une telle attitude sera sanctionnée d'une amende de 50.000 euros.

Cette amende est une disposition déjà en vigueur, qui figure dans le cadre de l'expérimentation de mesures antiterroristes adoptées en 2006 mais elle n'avait jamais été appliquée. Les pays "à risques" concernés sont le Yémen, la Syrie, le Pakistan, l'Iran, l'Afghanistan, l'Algérie et le Mali. Le ministre de l’Intérieur envisage d'inclure d'autres pays en s'inspirant d'une liste définie par l'Unité de coordination et de lutte antiterroriste (Uclat). Au total, les compagnies de 30 pays seraient contraintes de livrer les informations sur les personnes voyageant à destination de la France.

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