Heurts au salon de l'Agriculture, le stand du ministère démonté par des manifestants

  • A
  • A
Heurts au salon de l'Agriculture, le stand du ministère démonté par des manifestants
Partagez sur :

Des CRS sont intervenus pour maîtriser les manifestants.

Des heurts ont éclaté samedi matin au Salon de l'Agriculture à Paris, où des manifestants ont totalement démonté le stand du ministère de l'Agriculture, a constaté une journaliste de l'AFP. Des CRS sont intervenus pour maîtriser les manifestants. Le président François Hollande, en visite au salon samedi matin et lui aussi chahuté, n'était pas présent. Certains manifestants ont été blessés, l'un se retrouvant le nez en sang, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Voilà l'exaspération, voilà où on en est!" Après cette action, plusieurs dizaines de manifestants ont continué à manifester leur mécontentement à grands coups de sifflets durant plusieurs minutes. "Je suis aux côtés des agriculteurs d'Ile-de-France qui sont venus dire haut et fort devant le stand (...) que les producteurs agricoles de ce pays ne se sentaient pas des citoyens. Voilà l'exaspération, voilà où on en est!", a expliqué à l'AFP le secrétaire général du syndicat agricole, Dominique Barreau. Damien Greffin, président de la FDSEA Ile-de-France, a indiqué de son côté que "deux agriculteurs ont été interpellés", et que leurs collègues ne repartiraient pas sans eux du salon. Un autre responsable du syndicat a évoqué ensuite cinq interpellations.

"On peut entendre la colère. La violence, non". Des manifestants se sont de nouveau confrontés un peu plus tard aux forces de l'ordre, en tentant de bloquer une camionnette dans laquelle leurs collègues interpellés avaient été embarqués. "Notre action est légitime, nous ne pouvons plus nous contenter de n'avoir que des discours, on veut des actes", a lancé Jérôme Despey, secrétaire général adjoint de la FNSEA. Le président François Hollande, en visite au salon ce matin, n'était pas présent lors de ces heurts. "On peut entendre la colère. La violence, les dégradations matérielles, non", a réagi l'entourage du président, après ces heurts.