Hérault : fermeture d'une salle de prière "salafiste" pour six mois

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Hérault : fermeture d'une salle de prière "salafiste" pour six mois
La mosquée servait de "lieu de rencontre de fidèles cautionnant le djihad armé sur le territoire national" selon la préfecture. (image d'illustration)@ CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Une petite salle de prière musulmane a été fermée pour six mois par la préfecture, qui rapporte qu'elle constituait un lieu de "promotion du djihad".

Le préfet de l'Hérault a pris un arrêté de fermeture administrative pour six mois d'une petite salle de prière musulmane de Gigean, au sud-ouest de Montpellier, considérée comme "un lieu de référence" salafiste. Selon cet arrêté préfectoral placardé sur la maison de ville située dans une petite rue au cœur de cette localité, la salle de prière Abu Darda constitue "un lieu de référence influent de la mouvance salafiste, prônant un islam rigoriste, appelant à la discrimination, à la haine et à la violence, à l'encontre des femmes, des juifs et des chrétiens, notamment depuis l'arrivée de son actuel imam, François Colo, dont la réputation et le prosélytisme radical ont pour effet de drainer des fidèles au delà du ressort de ce lieu de culte".

"Promotion du djihad". L'arrêté invoquant le code de la sécurité intérieure souligne que "les propos de cet imam sont relayés par les livres mis à disposition des fidèles dans la bibliothèque du lieu de culte Abu Darda, livres faisant la promotion du djihad et provoquant à la violence, la haine et la discrimination". Selon la préfecture, cet imam, un Français converti à l'islam, "diffuse activement des idées et théories radicales... via le site Youtube ou le site Internet ahl-al-athar.com ou lors des conférences qu'il tient".

Lieu de rencontre. Le lieu de culte, fermé pour six mois à compter de mercredi soir, servait selon l'arrêté de "lieu de rencontre privilégié et régulier de fidèles cautionnant le djihad armé sur le territoire national". "Parmi la centaine d'habitués de ce lieu de culte, se regroupent des délinquants de droit commun, des individus signalés pour leur violence et des individus radicalisés et pour certains, poursuivis pour apologie de terrorisme", selon la préfecture. Le texte note une "radicalisation des fidèles" et estime que l'équipe dirigeant la mosquée "se signale par son repli identitaire et ses activités de prosélytisme".