Hautes-Pyrénées : des agriculteurs s'en prennent à des supermarchés

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Hautes-Pyrénées : des agriculteurs s'en prennent à des supermarchés
Image d’illustration. @ FRED TANNEAU / AFP
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Une cinquantaine d'agriculteurs des Hautes-Pyrénées ont lancé une série d'actions contre une quinzaine de supermarchés jeudi soir et vendredi matin.

Les supermarchés visés. Une cinquantaine d'agriculteurs des Hautes-Pyrénées ont lancé une série d'actions contre une quinzaine de supermarchés jeudi soir et vendredi matin, emboîtant pour la première fois une mobilisation nationale contre la perte de leurs revenus, a constaté un correspondant de l'AFP. Jeudi soir après 21h, ces agriculteurs membres de la FDSEA ont déposé du fumier devant des supermarchés à Lourdes, Lanzemann, Tarbes et Bagnières, mais allumé des feux de paille dans les deux premières cités. Vendredi matin, ces agriculteurs se sont à nouveau rendus à Lourdes pour déposer du fumier devant le hard-discount Lidl à 06h30.



D'autres actions à prévoir. Christian Fourcade, le président de la FDSEA des Hautes-Pyrénées a expliqué la rage des agriculteurs contre les enseignes les moins chères. "Ils en veulent aux hard-discounter en particulier car ils font leur promotion sur des prix bas et sur des produits importés de l'étranger, ce qui signifie la mort des producteurs locaux", a-t-il déclaré. "Ce sont ces magasins qui alimentent la guerre des prix qui nous crèvent", a-t-il aussi lancé annonçant qu'il y aura "la semaine prochaine d'autres actions d'une autre ampleur".

Les mesures du gouvernement ne suffisent pas. Les agriculteurs, dont certains sont au bord de la faillite et qui ont un taux très élevé de suicide, veulent pouvoir récupérer des marges car nombre d'entre eux vendent à perte. Ils accusent particulièrement les grandes surfaces. Ils souhaitent aussi que l'État oeuvre à une simplification des normes, à la baisse des charges, mais aussi à la levée de l'embargo russe ou à l'étiquetage sur l'origine des produits. Des mesures en ce sens annoncées cette semaine par le Premier ministre Manuel Valls n'ont rencontré que des réserves auprès des agriculteurs en colère.