Handicap et accessibilité : la colère de Dominique Farrugia

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Handicap et accessibilité : la colère de Dominique Farrugia
@ JEFF PACHOUD / AFP
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COUP DE GUEULE - Le Parlement a validé mardi l'allongement des délais d'aménagement des lieux publics aux personnes handicapées. Une décision "inadmissible" pour l'acteur et producteur Dominique Farrugia.

C'était un serpent de mer des réformes menées par l'Etat français. L'aménagement des commerces, administrations ou transports, bref, tous les lieux publics, aux personnes handicapées, faisait l'objet de nombreuses revendications de la part des associations, comme l'association des Paralysés de France et de la société civile. Des espoirs  déçus par le Parlement, qui a autorisé mardi le gouvernement à repousser le délai initialement imposé pour adapter les bâtiments publics aux personnes handicapées. De quoi  susciter l'indignation de nombreux acteurs du monde du handicap.

Rallongement des délais d'aménagement des lieux publics. Et pour cause, la loi initiale sur le handicap, votée en 2005, imposait une mise aux normes généralisée d'ici janvier 2015. Elle a donc  été modifiée par le vote au Parlement de mardi, appuyé par la droite, les socialistes et les Radicaux. Selon le type de bâtiment concerné,  trois, six ou neuf ans de délai supplémentaires ont été accordés pour adapter les équipements publics, transports ou commerces. De quoi provoquer une levée de boucliers des associations, mais aussi d'une personnalité du monde du cinéma, l'ancien Nul Dominique Farrugia.

L'indignation n'a pas entamé le sens de l'humour de l'acteur, qui ironise sur la situation.

"Ordonnance de la honte." L'acteur et producteur, touché par une sclérose en plaque depuis 25 ans, n'a pas hésité à utiliser sa notoriété pour peser dans le débat et sensibiliser le public aux changements impliqués par ce vote de mardi. Pour 80% des établissements, à savoir ceux ayant une capacité d'accueil plus réduite (moins de 200 personnes), le délai d'aménagement est rallongé de trois ans. Il est encore plus long, entre six et neuf ans supplémentaires, pour les bâtiments plus gros encore. Une réforme dénoncée par le collectif pour une France accessible qui parle "d'ordonnance de la honte".