Guyane : cinq ans d'interdiction d'exercer comme OPJ pour le numéro 1 de la police à Cayenne

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Guyane : cinq ans d'interdiction d'exercer comme OPJ pour le numéro 1 de la police à Cayenne
Police judiciaire@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Le commissaire divisionnaire Olivier Le Cardinal, directeur départemantal de la sécurité publique et donc numéro 1 de la police à Cayenne, a été interdit d'exercer ses fonctions d'officier de police judiciaire pendant 5 ans.

Le commissaire divisionnaire Olivier Le Cardinal, directeur départemental de la sécurité publique et donc numéro 1 de la police à Cayenne a été interdit d'exercer ses fonctions d'officier de police judiciaire (OPJ) pendant 5 ans selon un récent arrêt de la Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Cayenne, a révélé vendredi le quotidien France-Guyane, confirmée à l'AFP par le procureur général de Cayenne Jean-Frédéric Lamouroux. Ce dernier a précisé que cet arrêt date du 21 mars, jour de l'audience en question. Cette décision de justice fait suite à une procédure "largement antérieure" à la crise sociale a confirmé le magistrat.

Selon une source proche du commissaire divisionnaire sanctionné, le dossier porterait principalement sur un important retard de traitement de commissions rogatoires au commissariat, un retard déjà constaté par Olivier Le Cardinal à son arrivée à Cayenne en août 2013, selon des sources concordantes.

La police "perplexe". Cette décision intrigue au sein de la police de Cayenne (seule zone police de Guyane) : "Si c'est le seul mobile de la sanction cela me laisse perplexe. On a toujours eu ce problème à cause d'un effectif insuffisant rapporté au nombre d'affaires criminelles à traiter. Cela fait quinze ans que je travaille au commissariat de Cayenne. On n'a jamais été en avance, c'est sûr. Alors a-t-on besoin d'un fusible ?", s'est ainsi interrogé le brigadier-chef Willy Ranguin, secrétaire régional du syndicat SGP Police.

Olivier Le Cardinal qui conteste la sanction, a indiqué s'être pourvu en cassation tout en ne souhaitant pas "commenter" cette décision de la Cour d'appel.