Guadeloupe : la grève de la distribution d'eau est suspendue

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Guadeloupe : la grève de la distribution d'eau est suspendue
@ LIU JIN / AFP
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En raison de cette grève, des milliers de foyers n'ont pas été approvisionnés en eau pendant une semaine. 

La grève qui affectait la distribution d'eau en Guadeloupe depuis dix jours a été suspendue mardi avec la signature d'un protocole d'accord en Préfecture à Basse-Terre.

Des milliers de foyers concernés. Depuis le 30 mai, les salariés du syndicat intercommunal d'alimentation en eau et d'assainissement de la Guadeloupe(Siaeag), étaient en grève à l'appel de l'Unsa, la CGTG et l'UTC-UGTG, impactant très fortement la distribution d'eau pour des milliers de foyers. Mardi, après l'échec de séances de négociations précédentes entre direction et salariés, une nouvelle réunion a eu lieu à l'initiative de la préfecture, du département et de la région. Au bout de dix heures, un protocole d'accord en trois volets, finances, cadre juridique et future gouvernance de l'eau en Guadeloupe a été soumis aux syndicats. 

Un accord a été trouvé avec les syndicats. "Je souhaitais vraiment que nous puissions aboutir à ce résultat", a dit le préfet Jacques Billant. "C'était vraiment impératif au regard des contraintes que cette grève [a] fait peser sur les Guadeloupéens dans leur vie quotidienne et sur l'économie". Sur le volet financier, "il était important que le Siaeag ait les moyens financiers de prendre en charge les droits des salariés pour l'année 2016, droits acquis lors de leur transfert de la Générale des eaux vers le Siaeag, c'est un point qui a été réglé", a-t-il dit. "Le deuxième volet, c'était de régler le transfert du point de vue juridique et de façon définitive des salariés", a complété Jacques Billant.

Une négociation qui a pris du temps... Le gros des revendications des salariés (maintien d'une prime de vacances, etc.) était évalué à 1,2 million d'euros jusqu'à la fin de l'année mais le Siaeag disait ne pas en avoir les moyens. "Cette négociation a duré trop longtemps et desservi les Guadeloupéens pris en otage pendant une semaine" a regretté le président du Siaeag Laurent Bernier. Quasiment la totalité des 45.000 abonnés du syndicat desservant six communes (Saint-François, Sainte-Anne, La Désirade, Le Gosier dans le sud de la Grande-Terre et Petit-Bourg et Goyave sur l'est de la Basse-Terre) ont été affectés par le conflit.