Guadeloupe : alerte rouge pour pollution de l'air aux particules fines

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Guadeloupe : alerte rouge pour pollution de l'air aux particules fines
La Guadeloupe est touchée depuis une dizaine de jours par cette pollution@ MARCEL MOCHET / AFP
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Bien que l'activité humaine ne soit pas étrangère à cette pollution, elle est "principalement liée au passage des brumes de sables sur l'archipel guadeloupéen".

Depuis une dizaine de jours, la Guadeloupe est placée en alerte rouge pour une pollution de l'air en particules fines PM10, selon un nouveau communiqué publié mardi par la préfecture de la Guadeloupe.

Des mesures de protection d'urgence. "Le seuil d'alerte correspond à un niveau de concentration de polluants dans l'atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine ou de dégradation de l'environnement", précisent dans le communiqué la Préfecture et Gwad'air (surveillance de la qualité de l'air en Guadeloupe).

Cette situation "justifie l'intervention de mesures d'urgence de précaution pour les femmes enceintes, nourrissons, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, asthmatiques", poursuit le texte.

guadeloupe, pollution, 25 mai crédit : Gwad'air

Le site officiel Gwad'Air a délivré un bulletin d'information sur la pollution © Gwad'air


Une pollution due au passage des brumes de sables. La procédure concerne les particules fines de moins de 10 micromètres de diamètre (PM10). Si la préfecture souligne les effets de "l'activité humaine" sur cette pollution, elle précise qu'elle "est principalement liée au passage des brumes de sables sur l'archipel guadeloupéen". En 2015, un épisode intense avait valu plusieurs semaines d'alerte rouge.

Un phénomène climatique. "On a plus d'asthme pendant ces épisodes de brumes, et plus de passages aux urgences", souligne Stéphanie Guyomard Rabenirina, biologiste médicale et responsable adjointe de l'unité environnement santé à l'Institut Pasteur de Guadeloupe, qui participe à une étude pour "identifier les micro-organismes, bactéries, champignons et virus qui peuvent être transportés par ces brumes de sable".

"On suppose que la majorité des brumes proviennent du Sahara, car c'est une zone de convergence entre les courants qui viennent de l'hémisphère Nord et de l'hémisphère Sud, au niveau de la zone intertropicale, la rencontre de ces courants provoque une montée de ces particules de sable qui sont ensuite emmenées via les alizés", explique la chercheuse.