Gros coup de froid en vue sur la France

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Dans les prochains jours, certaines régions vont perdre de 10 à 15 degrés, alerte Météo-France. 

Les températures commencent à plonger en France. Dans les prochains jours, certaines régions vont perdre entre 10 et 15 degrés. Et quelques épisodes neigeux blanchiront les sols en débuts de semaine notamment sur la moitié est. La nuit la plus froide est attendue jeudi, avec des températures de 2 à 7 degrés en dessous des normales de saison. Dimanche soir, 23 départements étaient placés en vigilance orange : 11 aux inondations (ça ne change pas) et 12 aux fortes chutes de neige et au verglas.

Dès lundi, le temps sera froid et neigeux. "La conjugaison de l'arrivée d'air polaire continental, provenant de Scandinavie, et d'un ciel plus dégagé fait que les températures chutent", explique Valérie Darmon, présentatrice météo d'Europe 1. Le temps sera froid et neigeux dès lundi, surtout autour de la vallée du Rhône, selon les prévisions de Météo-France. La vigilance orange pour neige-verglas, quant à elle, démarre à 04h lundi matin et concerne l'Ain (01), l'Allier (03), l'Ardèche (07), le Cantal (15), la Drôme (26), le Gard (30), l'Isère (38), la Loire (42), la Haute-Loire (43), la Lozère (48), le Puy-de-Dôme (63) et le Rhône (69).

Les températures minimales iront lundi de -4 à 0 degrés sur les deux tiers nord du pays, 1 à 6 degrés de l'Aquitaine à la Méditerranée. Les maximales varient entre 2 à 6 degrés en général, 7 à 10 degrés près de la Méditerranée, 10 à 13 en Corse. Minimales comme maximales devraient continuer à descendre tout au long de la semaine, pour atteindre un pic de froid dans la nuit de jeudi à vendredi. 

Déclenchement du plan "Grand Froid". Les autorités s'y préparent déjà. En région parisienne, le niveau 1 du plan "Grand froid" devrait être déclenché lundi. Il correspond à des températures ressenties dans la journée entre -5 et -10 degrés. Dans la Manche, le niveau 1 de ce plan a été mis en place dès samedi. "On organise des actions d'information et de la sensibilisation des municipalités et des citoyens pour que chacun soit vigilant aux gens les plus précaires ou vulnérables", précise Gilbert Mansinet, directeur de cabinet du Préfet de la Manche. "On a également un plan particulier sur la ville de Cherbourg où les maraudes sont renforcées. Si l'on passe au niveau 2 (des températures ressenties entre -10° et -18° N.D.L.R), on se rendra au contact des personnes vulnérables et si besoin on les mettra à l'abri en cas de froid extrême."

Certaines associations, comme l'armée du Salut, qui propose 400 lits supplémentaires (dont 250 en Île-de-France), ont également décidé de décupler leurs moyens d'accueil. Dans le cadre du "plan grand froid", des conteneurs et deux hangars seront en outre ouverts à Calais dimanche soir, en raison de "la baisse des températures", pour les migrants souhaitant s'y abriter pour la nuit, a affirmé à l'AFP la préfecture du Pas-de-Calais.

Des lits réquisitionnés dans les hôpitaux ? Une centaine de militants de l'association Droit au logement (DAL) ont par ailleurs manifesté dimanche à Paris pour que tous les locaux vacants soient mis à disposition des sans-abris, notamment les chambres d'hôpitaux actuellement inoccupées, alors que les températures ont brutalement baissé. Rassemblés devant l'hôpital militaire du Val-de-Grâce (Ve), ils se sont dirigés vers l'hôpital de la Salpêtrière (XIIIe). "On vient rappeler que l'hôpital du Val-de-Grâce est vide aux trois-quarts, alors qu'il y a une vague de froid qui arrive", a dit à l'AFP Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du DAL. "A la Salpêtrière aussi, il y a beaucoup de lits vides, comme dans de nombreux hôpitaux, on l'a vu la semaine dernière à l'Hôtel-Dieu" (IVe).

Les bonnets de sortie sur les marchés savoyards

Après un mois de janvier plutôt doux, le réveil est rude dimanche sur les marchés savoyards et notamment à Novalaise, près du lac d'Aiguebelette. "Je suis arrivé ce matin à 7h, il faisait -3° et depuis ça n'a pas beaucoup bougé", constate Christian, un boulanger bio. " J'ai presque envie de prendre un deuxième blouson pour le mettre".

A quelques mètres de là, Christophe a plus de chance sur son stand car il fait cuire des beignets dans de l'eau bouillante. Il est toutefois venu très bien équipé : "Il ne faut pas souffrir du froid, sinon c'est moins facile pour communiquer", pointe-t-il. Les maraîchers ont également installé quelques petits chauffages, pour eux, mais surtout pour leurs fruits et légumes.