Grippe aviaire : mobilisation pour sauver des canards de l'abattage

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Dans les Hautes-Pyrénées, des exploitants se battent pour sauver de l'abattage leurs poules et canards qui vivent dans des exploitations isolées et qui selon eux sont sains. 

Le vide sanitaire a débuté lundi pour six semaines dans cinq départements du Sud-Ouest. Son objectif : endiguer la propagation de la grippe aviaire apparue fin novembre. Durant cette période, le ministère de l'Agriculture interdit purement et simplement la mise en place de palmipèdes dans les élevages et oblige à ce que les bâtiments soient vidés pour être "nettoyés et désinfectés".

4 millions de canards euthanasiés. Cette mesure vient compléter l'abattage préventif des oies et des canards mis en place début janvier. Plus de 4 millions de palmipèdes ont ainsi été euthanasiés, essentiellement dans les Landes et le Gers. Dans les Hautes-Pyrénées, qui fait partie de la zone concernée par le vide sanitaire, des éleveurs, des élus locaux et des syndicats se mobilisent pour sauver les animaux de l'euthanasie.

"Il n'est pas question de les tuer". Trois exploitants se battent notamment pour leurs 3.500 poules et canards qui vivent dans des exploitations isolées, au fond d'une vallée. Ils martèlent que leurs animaux sont sains. "Ce serait aberrant qu'on les laisse tuer. Ce sont des élevages qui sont très isolés, ils ont fait des prises de sang, les analyses sont négatives", précise Pampi Sainte-Marie, membre de la confédération paysanne du Pays basque. "En général, les risques sont proportionnels à la taille des élevages. Plus ils sont grands, plus il y a de risque de grippe aviaire. C'est du bon sens. Il n'est pas question de les tuer."

Un manque à gagner. Si les 3.500 canards et poules devaient être abattus, ces agriculteurs subiraient un grand manque à gagner, mais aussi l'arrêt de leur activité le temps du vide sanitaire, et l'obligation, comme leurs collègues, d'acheter de nouveaux poussins et canetons dès cet été.