Grippe aviaire : levée jeudi de l'interdiction de circulation des animaux

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Grippe aviaire : levée jeudi de l'interdiction de circulation des animaux
17 départements du Sud-Ouest étaient concernés par la zone de restriction.@ FRED TANNEAU / AFP
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Après l'imposition d'un vide sanitaire début 2016, les départements du Sud-Ouest touchés par la grippe aviaire sont à nouveau libre d'exporter leurs volailles. 

La zone de restriction instaurée en France pour lutter contre une épidémie de grippe aviaire dans les élevages de palmipèdes du Sud-Ouest sera levée jeudi, a annoncé mercredi le ministère de l'Agriculture. Dans cette zone, qui couvre 17 départements, les autorités avaient notamment imposé un dépeuplement des exploitations de palmipèdes, suivi d'une phase d'assainissement et d'un vide sanitaire total jusqu'à la mi-mai. La levée des dernières restrictions constitue "une étape importante (...) dans la gestion de cet épisode sanitaire sans précédent en Europe", avance le ministère dans un communiqué. 

Le plan du gouvernement a porté ses fruits. La circulation des animaux est donc de nouveau possible dans les 17 départements concernés. "Ce résultat a été permis grâce au bilan favorable du plan de surveillance renforcé mis en place sur l'ensemble de la zone de restriction depuis le 16 mai", ajoute le ministère. Il précise avoir reçu mardi l'aval de l'Union européenne pour la levée de l'interdiction de circulation. Au 1er septembre, 81 foyers de grippe aviaire hautement pathogène avaient été détectés dans dix départements, en grande majorité avant le début du vide sanitaire, en vigueur à partir du 18 avril, selon les chiffres du ministère. 

Réapparition en 2015. La grippe aviaire, dont le dernier cas en France remontait à 2007, est réapparue en Dordogne en novembre 2015 puis s'est propagée à une large partie du sud-ouest de la France. Le gouvernement avait mis en place des mesures drastiques, à commencer par cette zone de restriction. Les élevages des départements touchés par la grippe aviaire avaient ensuite été vidés de janvier à mai pour pouvoir procéder à un "vide sanitaire" : une désinfection totale des locaux. Cette mesure a mis des centaines d'employés d'exploitations au chômage technique pendant plusieurs mois, avec un coût estimé entre 250 et 300 millions d'euros par les éleveurs. De nouveaux foyers de grippe aviaire avait été localisés durant l'été mais ont visiblement pu être contenus, d'où la levée des restrictions de circulation.